FÎN DU CONSCRIT DE
Madame Thérhe^ ou Us Volontants Oé 93, est l'hia^ toire d'une Tirandière de l'armée de la Moâelle, laissée pour morte sur le champ de bataille d'Anstatt, recueillie et laurée par un orare docteur allemand. Ce livre ressuscite destem]^s glorieux:— il nous fait assister àla lutte de trente mille rolontaires deHocho, nontre les quatre-vingt mille soldats de Brunswick et de Wurmser ; — un souffle patriotique l'anime d'un bout à l'autre. Oncroirait, en le lisant, vivre au milieu
T1urès9 après le Comerit, c'est la guerre sainte de la liberiéf après les inutiles batailles de la conquête.
L'Innartony oui paraîtra après Madttme Thérète ou l$i VolatUairet de d2, retrace la lutte des montagnards vos* giens contre les aUiés. Quatre cent cinquante mille Allemands, Suédois et Russes ont franchi le Rhin. Les débris de notre armée, décimés par le tjrphus ei réduits à des cadres, battent en retraite sur toute la ligne. Ils se retirent en Lorraine , abandonnant les déniés des Vosges, qu'il était pourtant si facile de défendre. L'ennemi est au pied des montagnes. Il va donc franchir, sans brûler une cartouche, ces Thermopjles françaises. Mais non I Ala voix du sabotier Hullin, un ancien volontaire de 93, — tous les montagnards se lèvent : schlitteurs, flotteurs, bûcherons, ségars, contrebandiers, tout le monde accourt. — Quelle bataille furieuse dans les gorges bleuâtres, ou grouillent comme des fourmilières, les vestes blanches des Autrichiens ! Pendant quatre jours, cette poignée de braves «leni arrêta les soixante mille hommes de Sohwarizenbourg. — Malheureusement, la trahison se met de la partie.. . . l'héroTsme succombe sous le nombre, et les régiments croates débouchent en Lorraine.
Waterloo, <\m se relie au Consent do 1813, est l'histoire finade, le dernier acte du grand drame militaire de l'Empire. Joseph Bertha, rentré dans ses foyers après le désastre du Leipzig, a épousé Catherine. On respira avec bonheur après les guerres épouvantables,. On jouit de la tranquillité, delà paix. On serait henrMix, sans les folies de la réaction légitimiste, qui veut tout rétablir comme avant 1789. Tout à coup l'Empereur débarque à Cannes. Il est à Grenoble, il est à Lyon, il esta Paris ; adieu, la paix, le commerce, la tranquillité , la douce vie de famille. Il faut reprendre le sao et partir pour Waterloo. La première partie de ce livre est d'une exactitude, d'une vérité historique incroyable. C'est un tableau complet de la restauration de 1814. La seconde partie est exclusivement militaire : *es marches et contre-marches pour dérouter l'ennemi, l'entrée en campagne, la défection de Bonrmont, l'étonnement et la joie des Belles à la vue des troupes françaises, la bataille de Ligny contre les Prussiens, où l'on charge en criant : — Pas de quartier I — l'orage de la nuit, le manque de vivres, le relèvement des blessés et des morts qui s'éleva jusqu'à trois et quatre pieds dans les rues du village, — la m^arche sous lapluie battante^ — la nuit passée dans les' blés, en arrière du mont Saint-Jean, au milieu des terres où l'on enfonce jusqu'aux genoux, sans allumet- de feux, de crainte de faire décamper les Anglais; puis le lendemain la grande, la terrible bataille de Waterloo et la déroute, la poursuite des Prussiens qui sabrent les blessés, le pillage des fourgons de vivrei^ la défense de Paris, la retraite sur la Loire, la désertion, > retour de Louis XVIU et les vengeances; .... tout pas devant les yeux du lecteur comme un rêve terrible.
Waterloo, c'est la bataille du désespoir.
i,™.» EDITiaN ILLUSTREE PAR RIOU lo
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