LES PRÉCÉDENTS^ LES^ HABITANTS DU VILLAGE
I demi-habilUs.
UN H4BITANT.
Ce n'est pas possible, les Russes! Qu'est^^e qui a jamais entendu parler des Russes dans la vallée d'Ursérenî
UN AUTRB.
Les Russes sont à quarante lieues d'ici, du côté de Zurich, avec leur général Korsakow.
KASPBR.
Je vous dis qu'ils ont passé le Gothard... Ils arrivent d'Italie... C'est Souworow qui les commande... Les républicains se sont battus là-haut contre eux hier toute la journée; mais les autres étaient dix contre un, et les républicains ont fini par se retirer sur le monl Furça, dans les glaciers, avec le général Gudin. Maintenant les Russes descendent; leurs baïonnettes couvrent la route à plus d'une lieue. . Ce sont des sauvages qui pillent tout... Voilà ce que je vous dis ; si vous ne voîilez pas me croire , tant pis pour vous ; dans une hexire , ou peut-être avant, vous verrez si j'avais raison.
(tous les habitants, après avoir éeouU en cercle, lèvent les ■»!■« d'un air désoM.)
KATBL .
Seigneur, ayez pitié de nous 1
UNB PBMMB.
Ce n*est pas assez d'avoir eu les Autrichiens et les Français ! U fallait encore voir arriver les Russes I
JACOB
Oui, c'est une abomination; si cela diAre^ nous irons tous mendier!