‹ Romans (volume 2)Chapitre 26 sur 167 · OU LA SAGESSE HUMAINE · texte numérisé non relu

OU LA SAGESSE HUMAINE

l’autre parler d’affaires , et qu’ils ne savaient plus où ils en

Comme ils en étaient là , arrive l’oncle , ainsi qu on peut bien le penser : il était armé de la tète aux pieds; et la première chose qu’il dit fut qu’il allait tuer , comme de raison , le sage Memnon et sa nièce; la dernière qui lui échappa fut qu’il pouvait pardonner pour beaucoup d’argent. Memnon fut obligé de donner tout ce qu’il avait. On était heureux dans ce temps-là d’en être quitte a si bon marché; l’Amérique n’était pas encore découverte, et les dames affligées n’étaient pas , à beaucoup près , si dangereuses qu’elles le sont aujourd’hui.

Memnon honteux et désespéré rentra chez lui: il y trouva un

billet qui l’invitait àdiner avec quelques-uns de ses intimes amis. Si je reste seul chez moi, dit-il, j’aurai l’esprit occupé de ma triste aventure , je ne mangerai point , je tomberai malade ; il vaut mieux aller faire avec mes amis intimes un repas frugal : j'ou- ' blierai , dans la douceur de leur société , la sottise que j’ai faite ce matin. Il va au rendez-vous; on le trouve un peu chagrin; on le fait boire pour dissiper sa tristesse. Un jeu de vin pris, modérément est un remède pour l’ame et pour le corps : c’est ainsi que V pense le sage Memnon; et il s’enivre. On lui propose de jouer après le repas : un jeu réglé avec des amis est un passe-temps honnête. Il joue ; on lui gagne tout ce qu’il a dans sa bourse , et quatre fois autant sur sa parole. Une dispute s’élève sur le jeu; on s’échauffe; l’un de ses amis intimes lui jette à la tète un cornet , et lui crève un œil : on rapporte chez lui le sage Memnon ivre , sans argent, et ayant un œil de moins.

Il cuve un peu son vin ; et dès qu’il a la tète plus libre , il envoie son valet chercher de l’argent chez le receveur général des finances de Ninive, pour payer ses intimes amis : on lui dit que son àébiteur a fait le matin une banqueroute frauduleuse qui met en alarme cent familles. Memnon outré va à la cour avec un emplâtre sur l’œil et un plaçeJt à la main, pour demander justice au roi contre le banqueroutier ; il rencontre dans un salon plusieurs dames, qui portaient toutes , d’un air aisé , des cerceaux de vingt-quatre pieds de circonférence. L’une d’elles , qui le connaissait un peu, dit en le regardant de côté : Ah , 1 horreur ! Une autre , qui le connaissait davantage , lui dit : Bonsoir , monsieur Memnon ; mais , vraiment, monsieur Memnon, je suis fort aise de vous vou . à

Av

MEMNON

ættJSZiiæsz: t r * « satKr *, ^ * ÆSrrtas:

™» ^Tr^tTi^r r ^ *■*•. *

d’oser demander i, , 1 “ ““» I*» plaisant

j'honore de ma p, Action el ZTesuT^ b“?Ueroulier V* chambre de ma maîtresse' ’\b « T neveu d une femrae de

(Je tab™u^\dïou'teleoTtnn ren°nCé ^ femmes’ aux excès

SÉS^S

Hî-aS~»~S

t pIK'n se coucha sur de Ia Paille auprès des murs de sa maison.'

lui apparut6 en songe* § end°rmit da"S '’aCcès ’ et uu esPrit sieste Il était tout resplendissant de lumière • il avait «v k„h„ -,

lu? ditMPiedS’ "T0*6’ niqUeUC’ et ne semblait à rien. Quîes-tu» ditMemnon. Ton bon génie, luirépondit l’autre. Rends-moi d< nr mon œil, ma santé, ma maison, mon bien, ma sages e ij di

çœïssssssfcS

Page 1