CHATEAUBRIAND EN JUILLET
« Tous les devoirs de loyalisme deviennent aussitôt faciles, et même agréables... » (Page 247.)
Les documents abondent. Il faut retenir la relation des journées de Juillet par le marquis de Kercado Molac, major général de la garde royale en 1830. Charles X vient d'abdiquer. Les royalistes se concertent pour faire proclamer Henri V. Chateaubriand doit prendre la parole à la Chambre des Pairs :
« Je suis fâché de le dire, écrit le marquis de Kercado, mais, à un pareil moment, M. de Chateaubriand me parut beaucoup trop occupé du rôle qu'il allait jouer en Europe, lorsqu^on le verrait, lui (disait-il), si maltraité, si méconnu par le gouvernement du roi, proclamer hautement le principe de la légitimité... » {Revue hebdomadaire du 30 juillet 1898.)
Il ne se perdait pas de vue et, ce jour-là, il éprouvait, devant son miroir, la double joie de pardonner à l'adversaire et de l'enterrer.