RÉGION DE LA PISCINE PUBLIQUE
En sortant du cirque par le portique méridional , on se trouvait dans la douzième région qui embrassait toute la partie comprise entre l'Aventin à droite, le Cuelius h gauche et le mur au sud vers la porte Capène. On appelait celle-ci région de la Piscine publique, nom que justifiaient amplement , sans parler de la Piscine elle-même, soixante-trois bains, quatre-vingt-un bassins publics et les grands thermes d’Antonin. Ses maisons monumentales, au nombre de cent , et ses deux mille quatre cent quatre-vingt-sept lies étaient disséminées dans les quartiers de Vénus la Douce, de la Piscine publique, de Diane, de Chio, des Triaires, de la Statue jaillissante, du lac couvert , de la Fortune aux grandes mamelles , du Berger il la corbeille, du Vainqueur, et des portes Raudusculane et Névia.
On y admirait les jardins d'Asiuius Pollion, le fondateur de la première bibliothèque de Rome, l'isis d’Alhénodore , l'un des sculpteurs du Laocoon , le temple de la bonne déesse du rocher, la maison ombragée de peupliers qu' Adrien quittait avec tant de peine pour aller habiter le palais des Césars, le palais de Caracalla , et surtout les thermes d’Antonin, étincelants des métaux et des marbres les plus précie.ix, et dont les colonnes de porphyre, les coupoles d'airain doré et les conques délicieuses, creusées dans l'albâtre le plus pur, étaient les moindres richesses, car il eût suffi d’une des statues dressées sur leurs porliques, le Cupidon de Praxitèle, par exemple, pour illustrer la douzième région.
4. Ad ttdcm C. C. 1.X uillliiun. Sextu» Rnfu, Piiiu, liv. 30. — Id. Barlli. Merliaoi (Urbis Romac Typographie).
RÉGIONS AÜGOSTALES.