‹ Rome ancienne et moderneChapitre 15 sur 428 · Aujourd'hui Pmi di (juinzio · texte numérisé non relu

Aujourd'hui Pmi di (juinzio

CONSULS PATRICIENS, TRIBUNS DU PEUPLE

a Si quelqu'un commet un vol de nuit, et qu’il soit tué, le meurtrier ne sera passible d'aucune peine.

Si le vol se fait de jour, et qu'on saisisse le voleur, qu’il soit battu de verges et livré à celui qu'il volait, pour lui rendre tous les services d'un esclave. Si le voleur est lui-mènie un esclave, qu’on le précipite, après l'avoir battu de verges jusqu'au sang, du haut de la roche Tarpeienne. Si c’est un enfant qui n’ait pas atteint l’âge de puberté, qu'il soit fustigé au gré du préteur, et qu'on dédommage la victime du vol . Dans le cas où les larrons auraient des armes, il est permis de les tuer après avoir crié au voleur! Si après la perquisition du viateur ceint de son cordon (licium) et suivi du licteur portant dans le bassin d’airain la récompense promise, on trouve dans une maison la chose dérobée, que le vol soit puni sur-le-champ comme manifeste.

Si quelqu'un coupe méchamment ou par vengeance les arbres d’autrui , qu’il paie vingt-cinq livres d’airain par chaque arbre (sinculas m æris. luitod).

Si quelqu'un jette des maléfices sur les biens de la terre, et que par ses charmes il empêche le blé d’autrui de croître ou de mûrir, qu’il soit immolé à Gérés.

Que celui qui entre de nuit dans un champ, pour égrener ou couper furtivement les récoltes, ou qui les fait ravager par scs troupeaux, soit dévoué à Gérés, et pendu à un arbre s'il est pubère ; si c’est un enfant, qu’on le batte de verges au gré du préteur, et qu'il paie le double du dommage causé.

Celui qui incendiera par malveillance une maison ou un tas de gerbes, sera chargé de fers, battu de verges, et jeté au feu. »

Après avoir ainsi pourvu à la défense de la propriété, les décemvirs s'occupaient ensuite des personnes :

« Que le père, disaient-ils au commencement de la deuxième table, ait sur son fils, né d'un légitime mariage, le droit de vie et de mort, et celui de le vendre jusqu’à trois fois. Le fils, trois fois vendu, ne sera plus sous la puissance paternelle.

Le mari pourra répudier sa femme, mais en alléguant la cause pour laquelle il la répudie : si elle boit du vin , par exemple , si elle a causé tout bas avec une affranchie, si elle assiste aux jeux à l’insu de son époux, ou qu'elle ait franchi nu-tête le seuil de sa maison, comme la femme de Gallus.

Si quelqu'un casse un membre à un autre, qu’il subisse la loi du talion ou s’arrange avec le blessé.

Que celui qui, par un coup violent, aura fait sauter les dents de quelqu’un hors de la gencive paie 300 as 1 par chaque dent brisée si l’offensé est un homme libre, et 1.10 si ce n’est qu'un esclave.

Si quelqu’un tue volontairement un homme libre, ou qu’il se serve, pour lui donner la mort, de poison ou de charmes magiques, qu'il soit puni du dentier supplice.

On bâillonnera le parricide avec une longe de cuir, on le coudra dans un sac avec

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