‹ Rome ancienne et moderneChapitre 169 sur 428 · f leuron, Epitl. fgmil. vit · texte numérisé non relu

f leuron, Epitl. fgmil. vit

3. D'hù vint la formule «l'affranchissement donare ahquem rude w/ pUeo.

JEUX ET SPECTACLES

Libitine, la déesse des funérailles, étaient jetés avec dédain au Spoliarium. Là, deux esclaves , portant comme par dérision des noms de dieux, attendaient les cadavres. L’un, qu’on appelait Mercure, les touchait avec un fer rouge pourvoir s'ils étaient tout à fait morts, et l’autre, qu’on nommait Pluton, leur cassait la tête à coups de maillet1.

Rome était si éprise de cet amusement barbare , qu’on en avait fait une spéculation et un art. Des lanistes sans entrailles, et qui étaient bien nommés, car ce mot veut dire bourreau, achetaient des esclaves, les dressaient longuement dans leurs jeux ou écoles d’escrime , les gorgeaient de viandes succulentes pour qu’ils eussent plus de force à déployer et plus de sang à répandre , et les vendaient à prix d’or à ceux qui voulaient en faire présent (munus) au peuple. Inconnus pendant quatre cent quatre-vingt-dix ans , car cette abominable libation baigna pour la première fois, au v siècle romulien, la tombe du père de Marcus et de Décimus lirutus, les combats de gladiateurs firent jusqu’à sa chute les délices de Rome païenne. Marchant passivement à la mort, l’esclave du laniste avait oublié Spartacus, et si, plus forte que l’épée du Thrace , la croix n’eût brillé comme un phare libérateur sur les amphithéâtres, le filet du Rétiaire et le maillet de Pluton seraient encore teints de sang.

Ainsi se manifesta pendant douze siècles le génie romain sur le champ de bataille , au Forum, dans les monuments, dans les mœurs, et dans les spectacles. Il ne reste plus qu'à le peindre dans son organisation politique et religieuse, pour compléter ce tableau de la plus illustre cité du monde.

I. Mercarlom moriuos rsaierio examina niera vidinias ci Jolis flairera Gladiatorum cadarer* tara oillco dedaccoicm. (Tert'illicn, ApologtUens Uwtr* u çaue$.)

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