Idem
a. Vairon, cap. xt, 80. — Macrobc, Satan., I. iu, e. xm. — Cicéron. Êpltre h Attictu, 1. i, Êp. xnu. — Dion t sla éiaii une célèbre rewédienne do leoipa.
INSTITUTIONS CIVILES
le Papirius auquel est attribuée par certains l'importation du cadran solaire ; et les deux familles Servilia et Posthumia, d’origine albaine et étrusque.
La plupart, comme les gentes Junia, Ménénia, Virginia, Sulpicia, Paria, Quinctia, Manilia, Albutia, Véturia, Sempronia, Minucia, Aquilia , Quinctilia et Octavia, malgré l’éclat des magistratures qu’elles avaient exercées et le souvenir de grands services rendus, s’effaçaient devant l’illustration superbe de celles qui prétendaient descendre des dieux et des demi-dieux.
La famille Jtilia se donnait pour mère Vénus , et pour père , Ênée le héros de Virgile. Ses rejetons prirent le surnom de Césars, parce que l'un d’entre eux avait été extrait avec le fer (cœsus) des flancs de sa mère. Le premier de cette branche fut Jules César l’édile, et le dernier, Caligula. Plus modestes, les Émiliens se contentaient de descendre du pelit-flls d’Énée, Aimilio : la douceur de leur éloquence leur mérita l’épithète de Mamercini. Tous les rameaux de la tige principale étaient de même distingués par des surnoms ; ainsi on appelait ceux qui avaient une petite taille, Pauli; ceux dont la barbe était touffue, Barbulœ ; et ceux qui avaient le talon gonflé, Seauri, les lézards. Dans leurs prétentions mythologiques, les familles Antonia, Gegania, Pinaria, Nautia et Sergia, h laquelle appartenait Catilina le conspirateur, auraient tiré leur origine d’Anton, fils d’ Hercule; de Pinus, fils de Numa eide Nantes et Sergestus, compagnons d’Énée '.
Les berceaux des grandes familles patriciennes se cachaient, comme on voit, dans la nuit des fables. Imposante par ces liens prétendus avec des héros et des dieux chimériques, tant que ces dieux et ces héros furent debout sur leurs autels, la noblesse des grands de Rome, qui n’était basée que sur des fictions, devait dans un temps donné s'évaporer misérablement avec elles. La gloire des familles plébéiennes, au contraire, fondée sur des services réels, sur de belles actions et sur des faits nouveaux, dont les livres de toile du Capitole, la pierre, le marbre et l'airain, constataient l'authenticité, se montrait brillante d’éclat, de vérité, de vigueur, et grandissait en vieillissant.
C'étaient en effet les familles plébéiennes qui , à deux ou trois exceptions près, avaient fourni tous les bons généraux et tous les grands hommes de la République. Ouverte par la famille des Décius au dévouement immortel a, cette liste magnifique se composait de la gens Cécilia, qui donna les Métellus; de la gens Claudia Marcelkirum, d’où sortirent ces vaillants capitaines, surnommés l’épée de Rome; des gentes Curia, Fabricia, Coruncania, dont les trois dictateurs, éclatants de vertu antique, Curius, Fahricius et Coruncanius, ont éternisé la mémoire des familles; des Popilius, des Plaulius, des Lutatins, toutes justement honorées de la pourpre triomphale ; des Marcius, illustrés par trois triomphes et à laquelle appartenait Coriolan, des Fulvius, qui furent tous consuls; des Curtius et de la gens Sempronia, mère des Gracques.
V. .... Serft’stusque, tlomns irnet i qao Serfia uotueu. {Vikgilb. Êniidt, tiv. v.)
S. Plebeue Deciortun anima*, plebeia foeront