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I. Ovitlp, Faalcs, liv. li

INSTITUTIONS RELIGIEUSES

dos pauvres frumentaires. Ces commémorations funèbres appelées Féralies duraient six jours, pendant lesquels il n'élail permis ni de plaider, ni de se marier, ni de sacrifier aux dieux , par respecl pour les ombres que la piété touchante des Romains se figurait errantes à la lueur des flambeaux allumés sur toutes les urnes et se repaissant de mets et d’encens.

Après avoir toutefois payé le tribut de regrets et de larmes qu’on doit aux morts, les Romains célébraient par une fête de famille , désignée, sous le nom de Charbtic, le bonheur de se voir encore au nombre des \ ivants , de compter les parents couchés , joyeux et la couronne de fleurs au front , autour de la table festinale , et du se consoler avec l'ami qui reste de l’ami absent pour toujours. L'encens enveloppait alors de ses nuages odorants les dieux du foyer domestique ; les prémices des meilleurs mets étaient déposés sur l'autel des Lares , et personne ne se couchait sans avoir fait des libations d’un vin pur et vermeil en l'honneur de la famille et de César, père de la patrie'.

A cette fêle intime succédait, le lendemain, une fête publique d'un caractère different , mais tendant au même but. Il s'agissait cette fois non des sentiments les plus doux de la nature, mais du la c mdition indispensable au maintien de la société antique , c'est-à-dire de la propriété du sol et de sa délimitation. Ce dieu Terme, borne de pierre ou vieux tronc d’arbre enfoncé dans le champ, et marquant la ligne où commençaient et où finissaient les héritages des familles, représentait en effet la colonne immuable et sainte de toute société humaine , et quand l’humble colon de la campagne de Rome venait, le front ceint d'une couronne de chêne, déposer religieusement au pied de la borne , pendant les Terminales , les charbons de son foyer, les prémices de ses grains et les doux rayons de ses ruches, en divinisant ce premier poteau de la civilisation , il méritait une couronne d'or.

Le Régifuge , anniversaire toujours cher à Rome , car il lui rappelait l'exil des rois, réunissait le lendemain les Quirilrs au Capitole3, ils battaient tous des mains en voyant fuir le Rumine après le sacrifice, comme jadis s'enfuit Tarquin, avec autant de chaleur qu’ils applaudissaient le jour suivant à ces courses du Cham|v-de-Mars qui annonçaient le mois nouveau. Celui-là était le mois aimé par excellence de la ville, qui sc croyait fille du dieu de la guerre. Mars ouvrait autrefois l'année, qui ne fut d'abord que de dix mois. Mille ans après la mort de Niima, les pompes dont on saluait son retour l’attestaient encore. Aux calendes *, des guirlandes fraîches de laurier remplaçaient celles qui pendaient aux portes des (lamines ; on décorait les tribunaux de nouveaux festons, et une ceinture de rameaux verdoyants entourait l'autel de Vcsta.

Ce tribut payé au printemps d'Italie , car les neiges coulent alors du Soracte , le

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