CHAPITRE XVI
LES CATACOMBES
CUrciicns. — Effroi de rArbiomiie et de l.i Ca«te sacerdotale. — Perséco liant. — Saint Pierre et saint Paot, martyrs. — Supplices. — Catacombes. — Les s>iiunie*doQze Régions cimetériales ; leur étendue. — lusoi iptlons. — Cabîcula oa Cryptes funèbres. Daplkiétes. — Églises. — Fresques des monomeWs .soniemitts. — Caractère mystique des pciulurw. — Sujets principaux gravés sur les marbre* des lombes. — Le Christianisme dans les ténèbres des Catacombes. — Ses douleurs. — Sa beauté. — Sa victoire. — Édit de 31 1 qui lui permet de revoir le jour.
Les Chmitieks. — Il y avait longtemps qu'une idée nouvelle troublait Rome. Deux ans après la mort de Caligula , un pauvre Juif, aux sandales poudreuses, entrait un soir dans la capitale des nations, par la porte Capène. Après avoir essuyé son front chauve ruisselant de sueur, il descendit au Forum , passa , eu faisant un signe mystérieux , devant le temple du Capitole, et laissant & droite le cirque de Flaminius et le grand autel d'Hercule, il se rendit, par le pont Fabricius, au quartier de ses compatriotes, dans la région Translibérine- Là, jetant, comme les autres pécheurs, ses filets dans le Tibre , car les apétres vivaient du lalauir de leurs mains, pendant huit ans Pieire travailla et prêcha l’Évangile au peuple. Beaucoup crurent à sa parole : une petite église se forma, et tous les jours quelques esclaves en grossissaient les rangs, lorsque enfin l’empereur Claude, réveillé sur son tribunal par les cris des pharisiens du Trastévéré , s'irrita et chassa de la ville juifs et chrétiens. L’exil ne fut pas long. Aussitôt qu’Agrippine eut empoisonné son époux pour donoer l’empire à son fils , les bannis revinrent. Peu de temps après leur retour, et lorsque le nombre de ceux qui croyaient en Christ