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lis, parvint à le distraire avec ses constructions; mais l'année suivante, en 35A, le mécontentement qui fermentait dans les cœurs éclata sous l'administration de Vilrasius Orfitus, Ce magistrat gouvernait avec arrogance. On apaisa la sédition en exilant le préfet, et l'empereur pourvut au bon ordre par la nomination de Léon* tins. Celui-ci fit d’abord tout ce que doit faire un homme de bien pour la tranquillité de Home : accessible à chacun et d'une justice rigoureuse dans ses arrêts, il était, au fond, d'un naturel doux et humain, quoique les obligations de sa charge lui donnassent l'apparence d’un juge sévère. Mais, malgré sa bonté, il ne transigeait pas avec son devoir. En 335, un motif des plus futiles fut cause d’une émeute. Il avait fait arrêter un aurige du Cirque. Pour ravoir son favori, le peuple s'insurgea contre le préfet , cherchant à l'effrayer par scs clameurs. Impassible sur son tribunal, Léontius fit saisir les chefs du tumulte et les exila. Cet acte de vigueur imposa aux mutins, qui se retirèrent, mais pour revenir plus nombreux et plus ardents quelques jours après.
Léontius était au Septizonium , à côté duquel Marc-Aurèle avait bâti des bains magnifiques. En entendant les cris de la foule qui venait l'assaillir, ces amis de la paix qui tremblent au moindre péril le conjurèrent de se dérober par la fuite à la colère du peuple. Léontius, souriant de mépris, les laissa prendre le parti qu'ils lui conseillaient et resta assis tranquillement sur sa chaise d'ivoire; il soutint, impassible et ferme, les cris, les regards et les menaces des séditieux. Parmi ceux qui tendaient le poing vers lui en le couvrant d’outrages, Léontius remarque un homme dont les mains étaient crispées de rage. 11 lui demande, sans s'émouvoir, s'il ne s'appelle pas Pierre Valdomer : celui-ci ayant fait insolemment une réponse affirmative, il le montre à ses licteurs, en leur ordonnant de le pendre, les mains liées derrière le dos, aux co- lonnes du Septizonium. Jamais exemple de rigueur n’eut un effet plus prempt : en voyant son chef se balancer dans les airs, le peuple qu'il implorait à grands ciis prit la fuite et ne revint plus *.
Troubles religieux. — La même année, Léontius dut réprimer un désordre d’un autre genre. Les disputes théologiques préoccupaient l’empereur bien autrement que les progrès des Germains et des Perses : au moment où ces fières nations pressaient les deux flancs de l’empire, Constantius, adoptant les misérables subtilités des ariens, laissait défigurer le christianisme qui s’était présenté aux hommes sous une forme si simple et si claire. Au lieu d’employer son auto:ité à réconcilier les deux partis, il encourageait et propageait, par des querelles de mots, les différences ridicules qui excitaient sa curiosité. Les voies étaient couvertes d’une foule d’évêques qui ne cessaient d’aller d’une province ft l’autre pour assister & des assemblées nommées synodes, et ces orgueilleux présidents (antistites) épuisaient les chevaux de poste par les courses rapides et multipliées qu’ils faisaient afin de réduire la secte à leur opinion Un schisme , suscité par le fameux archevêque d’Alexandrie