‹ Rome ancienne et moderneChapitre 237 sur 428 · I. C. Sullii Sitloa. A pull, paitegyric. A vil · texte numérisé non relu

I. C. Sullii Sitloa. A pull, paitegyric. A vil

*. Voir notre llialoire Au Midi Ae la Fraare, tome 1 pâtre Ut».

LES BARBARES

tinéc en racontant aux nobles qui l’avaient suivi les propositions de Thcudricb. u Ce qui redouble mes chagrins, ajoutait-il, c’est qu'elles vont se répandre dans toute la Gaule et que les clarissimes me forceront de les accepter. » Ces mots adroitement jetés furent compris. Les patriciens, les officiers et les fonctionnaires qui formaient son cortège se mirent à le supplier de se dévouer au salut de l'empire. On le presse, on le conjure, on se jette à ses pieds : on dit que le lieu, le jour, l’heure mime est favorable. Un tribunal de gazon est dressé à la hitte, les quelques soldats de son escorte l'entourent en poussant des acclamations, et l’on y porte Avitus, on l’y parc du collier militaire, en quelque sorte malgré lui. I/hypocrisie qu'avait montrée Julien en pareille circonstance, Avitus la conserva jusqu’après son couronnement. Revêtu de la pourpre & Arles, ce nouveau César, partit ensuite pour aller régner sur les ruines de Rome.

C'était assurément un triste bonheur, il n'en jouit pas longtemps. Deux ans plus tard , Majorien, envoyé par l’empereur d’Orient , arrachait la pourpre des épaules de ce vieillard et le forçait d'aller cacher sa vieillesse et sa honte à Plaisance sous une chape d’évêque. Renversé à son tour et massacré à Tortone par le Suève Kicimer, Majorien, en -MSI, laissa celte pourpre fatale à Sévère, qui la porta quatre ans et l'abandonna souillée de poison au jeune Anthémius. Celui-ci était le gendre du patrice Suève. Mais Ricimer, qui ne pouvait souffrir d’égal , quitte tout à coup Milan à la tête de ses Barbares et vient déployer ses tentes au pont Milvius. La ville se partage aussitôt, comme au temps de César et de Pompée, entre le gendre et le beau-père. Tous deux en ayant appelé à l’empereur de Constantinople, celui-ci envoya sur les lieux Olybrius qui , au lieu de mettre d’accord les deux prétendants, commença par se faire Auguste. Assiégé dans Rome par ce nouveau rival qui lui disputait le diadème, et au dehors par Ricimer dont les bannières flottaient déjà sur le tombeau d’Adrien, Anthémius n'eut bientôt plus d’espoir qu'en Bilimer, autre Barbare créé par lui patrice des Gaules. Au premier appel de son maître, celui-ci accourut en effet avec sa milice : Ricimer l’attendait dans une excellente position militaire : appuyant sa droite au môle d'Adrien , son centre au cirque de Néron et sa gauche au Vatican, couvert d'un côté par le Tibre, de l’autre par l’escarpement de la montagne, il présentait à l’eiuiemi, qui ne pouvait l’aborder que par la plaine étroite que serrent le fleuve et les pentes du Vatican et du Monte-Mario, un front formidable. En venant s’y heurter courageusement, Bilimer fut écrasé. Ricimer remplit de cadavres la vallée et le Tibre, puis la léto de Bilimer à la main, il escalada les remparts. On était alors au commencement du printemps de i7â : les sommets de la colline Hortulane, du Janicule, se couvraient de verdure et de fleurs, et, par une amère dérision du hasard, cette douce renaissance de l’année arrivait au moment de la désolation de Rome. Maître de la ville, Ricimer assouvit d'abord sa vengeance en décapitant lui-même Anthémius. Ses Barbares assouvirent ensuite leur cupidité en imitant leurs précurseurs. Préservant du pillage, par prévoyance, les deux seules régions où il s'était établi,

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