I. Proropc, Guerre-» Gothiques, liv. il, SI
3. Ilonianos sautoirs sectin liabens, caeleros cires omnes ru ni uxoribus, liberisque in Campaniatn mislt, nrc Ronifc qnemquaiu inorari pas.» us, urbein reiiquit peniiiis vacuam (Procope, Guerre» Gothique», Itv. ut, *3.) Post quant devastaiionein quadraginu aui atu|iliùs dies Borna fuit lia tiesolau ut tuuto ibt lioiuiuum niai beslia* nntiareutur. ( Ckro* uique du comte Utircflliu. )
GOTHS ET BYZANTINS
défendre la ville , et leur chef Diogène , afin de montrer sa résolution de tenir longtemps, venait de semer du blé sur les ruines de la malheureuse cité. Ce blé ne devait pas mûrir pour Diogène. Quelques lsauriens mécontents offrirent à Baduela de lui livrer la porte Saint-Paul , moyennant la récompense accordée naguère & leurs camarades de la porte Asinaria. Lo marché conclu , le roi des Goths attend la nuit, puis quand les ténèbres couvrent la ville, il place un fort détachement en embuscade sur la route de Centumcellas ' , par laquelle les Byzantins s'étaient échappés la première fois et range le gros de l’armée en face de la porte Saint-Paul. Après avoir pris ces dispositions, il envoie à la première veille deux csnols remplis de soldats qui remontent lentement le Tibre. Arrivés au pied du rempart de TAventin , les Goths sonnent tous à la fois de la trompette. A ces fanfares , les soldais de garde effrayés quittent leurs postes pour accourir tumultueusement au bruit. I.es lsauriens restent seuls à la porte Saint-Paul et l’ouvrent à Baduela, Ceux des Byzantins, qui, espérant atteindre Civita-Vecchia , sortirent par la porte Septimiane , tombèrent dans l’embuscade et furent tous taillés en pièces.
Il y avait dans la ville un vaillant duc de cavalerie, nommé Paulus, qui possédait toute la confiance de Bélisaire. Ralliant cinq cents de ses cavaliers , il eut le temps de gagner le tomlieau d'Adrien : le pont est étroit , le tombeau presque inexpugnable; il repoussa d'abord tous les Goths qui se présentèrent. Malheureusement il n'y avait rien dans le tombeau que les murailles. Ses soldats souffrirent la faim pendant vingt -quatre heures : au bout de ce temps, ne pouvant se déterminer à tuer leurs chevaux , et bloqués si étroitement qu'il ne leur restait plus d'espoir, ils résolurent de mourir eu braves dans les rangs ennemis ; ils s'arment donc et s'embrassent tous comme adieu suprême avant de marcher à la mort. Mais Baduela les observait : digne de comprendre cet héroïsme , il leur envoya projioser à l’instant de prendre parti dans ses troupes ou de se retirer la vie sauve mais sans leurs chevaux. Cette condition les lui donna tous, à l’exception de deux qui avaient leurs femmes et leurs enfants à Constantinople et qu'il combla de présents. Pour ne pas se séparer de leurs fidèles compagnons , les cavaliers de Paulus passèrent dans ses rangs.
Alors Baduela se souvint de la lettre de Bélisaire. Arrêtant les chefs à barbe blanche qui marchaient vers les monuments la hache dans une main et la torche enflammée dans l’autre, il décida dans son esprit que Rome ne périrait pas. Une population nouvelle, mêlée de Goths et de Romains . sembla sortir de terre à sa voix. Quelques mois plus tard il célébrait cette résurrection inespérée par des jeux magnifiques, et les échos si longtemps muets du grand cirque et de l'amphithéâtre Flavien retentissaient de cris de joie et d’acclamations poussées dans les deux langues. Si Justinien eut moins tenu à sa prééminence nominale, la paix aurait refleuri pendant un siècle peut-être sur ce sol dévasté. Baduela, ce qui parait étrange pour