Poggio [<U Yariate fortnr, lib. i
4. Manuscrit de la Bibliothèque de Tarin, do D, ui, 39, do noavea* catalogue ( Slttitlica delle ckiete liomatu). Le dergé, toutefois, était peu nombreux et ne se composait que de 785 prêtres séculiers, S 17 religieux dominicains d franciscains pour la plupart; t20 moines, 8 abbés et 470 rcligieuet.
COLA RIENZO
En ensevelissant sous l'herbe toute la grandeur architecturale, tous les glorieux trophées, toutes les magnificences de la vieille Rouie , le temps y avait enseveli également la mémoire de ses trois cent douze triomphes et jusqu’aux plus vulgaires souvenirs de ce passé si beau. En traversant le moyen fige, les enfants do Rome moderne avaient tout oublié; ils ne savaient plus même les noms de ces lieux sacrés par l'histoire, et qui resteront éternellement gravés dans le souvenir des hommes. Ainsi ils appelaient le Forum romain, ou plutôt l'étroit espace que n'avaient pas envahi les jardins et les étables, la place des Trois t'ées, à cause do l'ancien groupe des trois sibylles; l’arc de triomphe de Titus, le portique des Scpt- Lantemes, nom pris du chandelier à sept branches sculpté sous la voûte ; et les forums de Ncrva et d’Auguste, les Jardins Merveilleux. Pour eux le cirque de Flaminius était le Chfiteau d’Or; le forum de Trajan, le champ de Kaloléon ; la Voie- Sacrée, la Silice ; l'arc de Faustine, l'arc de Tripoli ; la pyramide fùnèbrc de Cestius, le- tombeau de Rémus; le mausolée d’Auguste, l’Austa; celui de Cécilia Mélclla, la Tête de Bœuf; la statue colossale de l’Océan, que nous nommons Marforio, Marnertinus ; le Tabularium, la Cancellaria ; et la prison souterraine du mont Tarpéien, la Canoparic
Aveuglés eux-mêmes par la nuit du siècle , devenue de jour en jour plus ténébreuse, les nobles montraient, pour tout ce qui excite notre admiration et nos regrets, le dédain le plus injurieux et le plus barbare. Après avoir fait, par exemple, d’un des plus beaux édifices de Rome le réceptacle des immondices de la ville, ils s’acharnaient sur les monuments échappés à la flamme et au temps, les uns avec le mépris insouciant de l'ignorance , les autres avec la fureur de l’avarice. Plus excusable au fond, le peuple brisait un chef-d'œuvre de la sculpture grecque pour le jeter dans ses fours à chaux , démolissait un portique pour bâtir ses maisons , arrachait les pierres d'un temple pour clore ses vignes, et ne croyait rien profaner en appuyant la crèche de ses buffles sur la statue de César ou d'Horace, en transformant en abreuvoir un pieux sarcophage1. Mais les nobles, qui connaissaient mieux le prix de ces reliques, puisqu'ils en trafiquaient, méritaient tous, à l’exception des Colonna , celte imprécation de Pétrarque :
« Ils avaient fait, dans leur rage avide et brutale, alliance contre des pierres : ni les Orsini, ni les Savelli, ni aucun d’eux n’avait honte de profiter de la ruine de ces palais, jadis habités par des hommes vaillants, de ces arcs triomphaux cimentés avec le sang de leurs ancêtres pour en tirer un misérable lucre. O profanation! l’indolente cité de Naples se parait de ces colonnes qui attiraient les visiteurs des pays les plus reculés; elle décorait ses édifices avec les sculptures des sépulcres où furent déposées les cendres des pères de ces vils marchands", a
Huile de Célcslin 111 { /« tlotUrio Yatkano, 1. 1, p. 7*). Bulle da pape Iimoceul IV, publiée par Wxliogloa. — Ik-ucdeuo eunonico {Onto Remtuu, (US). Archives tic Sainle Marie, iu via Lata , Bulle rapportée par Gotlcli.
■i. Ivgüiu {de Variante Fortma r).