I. (Juatrc heure* quarante-cinq minutes
4. Si vuole (soggiunse) conosciment» da sapere discernere quando sia il teni|*o di pigliare La fortnna per i cape li meiitre ella colla sua velocità si diroostra e si rappresenta ali* uomo. Ancorrhè io al présente confessi il nostro esrrrilo esser moltu stracco ed aver bisogno dl riposo, roo taiiociô conosrendo la difOcullb délia vitioria se si tarda e la facilit* se si sfgoita, mi persoadoebe ciascona délie signorie vostre dovert far di te ognl ultirno sforzo. (Jacopo Bonaparte, di san .Miaiato al Tcdesco, Sacto di Rome, p. 12*.)
O récit d’un témoin oculaire a été im|>rimé pour la première fois h Cologne, en 1756 et traduit en ISO® par Hamelm : dérogeant celle fois h notre babilode constante du. n’admettre que nos propres versions des textes étrangers, nous avons reproduit on grande partie la traduriiou puU.ee en 1830 b Klorei.ee par Napoléon-Louis Bonaparte, frère de Napoléon III, et pour deux raisons : la première parce que la traduction est excellente , et la seconde parce que , outre l'intérêt que présente natureilrmenl l'interprétation de l'iro vre d’un Bonaparte dn xvt« siècle faite par un Bonaparte du xtx* , c'est pour nous uueoccasiou de rendre h ce noble martyr de l'insurrection italienne de 1231, la justice due b sou mile caractère, b son jeune héroïsme et h son amour de la liberté.
LUTHER
le pape, qui voyait toute cette multitude armée des fenêtres du Vatican , élait en proie à la plus cruelle anxiété. Parfois , cherchant à relever le moral des cardinaux et de scs capitaines, il leur demandait leur avis d’un ton ferme; puis, découragé tout à coup par leur pâleur, il ne leur parlait plus que d’une voix faible et suppliante. Que faire? Fallait-il descendre à Ostie, où étaient les galères pontificales, ou bien quitter Saint-Pierre et couper les ponts?... Valait-il mieux attendre les secours des alliés, ou acheter la paix de ces mécréants au prix des plus grands sacrifices? Son esprit flottait incertain entre ces différents partis. Oh ! qu'il regrettait amèrement à celte heure les deux mille Suisses et les deux mille fantassins des bandes noires, qu'il avait licenciés quelques jours auparavant pour épargner trente mille écus par mois ! Fatale économie 1 il fallait s’en tenir aux trois mille soldats qu'on venait de rassembler à la hAte. Mais quelle armée! C'était la lie de la population, valetaille tirée des écuries des cardinaux, arrachée aux cabarets de Rome, et incapable de manier les armes. Ces troupes avaieut reçu un chef digne d'elles, Renzo da Ceri. Ce capitan papalin s’empressa de faire élever au milieu du Vatican un rempart qui devint la risée de l’ennemi et des Romains eux-mémes. Il arma six tribus urbaines, aussi neuves que les trois mille fantassins aux exercices militaires, leur joignit quelques soldats de ceux qu'on avait licenciés , et se fit fort de défendre, à la tète de cette ombre d'armée, le faubourg et la ville.
Pendant ces préparatifs le saint père avait convoqué d'urgence au Vatican les caporioni, chefs des quartiers, les nobles, les principaux d’entre les bourgeois et les marchands les plus riches : il leur représenta que dans le péril où se trouvait la patrie ils devaient tous contribuer à sa défense, les uns en prenant les armes, les autres en prêtant de l'argent pour payer les soldats. Son éloquence fut perdue. Personne ne parla de prendre les armes, et Domenico Massimi, un des plus riches habitants de Rome , fut le seul qui offrit ironiquement de prêter cent écus. Égoïsme infime, qui allait être expié le lendemain par le déshonneur des femmes, les outrages de la captivité et le sacrifice de tout cet or si cher ! — Le reste de la nuit se passa à tenir conseil, à visiter les fortifications, A préparer des projectiles, de la poix brûlante et des fusées.
L’assaut est doské a Rome. — L'aube du 6 mai 1537, qui ouvrait un si lugubre jour de deuil , de sang et de larmes , brilla enfin et trouva l'armée impériale rangée en bataille. Le connétable de Bourbon, que fou reconnaissait i son vêtement blanc, parcourait les rangs à cheval , exhortant les soldats , rappelant tour à tour aux Espagnols, aux Allemands, aux Lombards, l’intrépidité qu’ils avaient montrée dans d’autres circonstances, et leur disant de cette voix vibrante qui remue les cœurs qu'il y allait celte fois de leur salut autant que de leur renommée , car il ne restait d'autre ressource que la victoire. Il renouvela ensuite aux Espagnols et aux Milanais la promesse qu’il avait faite tant de fois, et leur jura, qu'outre leur portion de butin ils allaient conquérir des seigneuries, de riches châteaux et des villes. Aux luthériens de ce fanatique Frundsberg, qui portait un poignard d’or pour égorgi r le pape, et