I. Farinaccio, île Ilomicidio, n
LE SAINT OFFICE
Mais, ne pouvant résister à la fièvre des constructions, il porta la main sur Saint- Pierre, et livra l'oeuvre admirable de Michel-Ange àMaderno qui la gâta.
incapable , avec sa médiocrité d'intelligence et son coup d'oeil vulgaire, de saisir la grandeur et la sublime simplicité du plan de Buonarrotti , le triste architecte de Paul V s'imagina qu'en agrandissant la basilique il la rendrait plus belle, et il l’allongea de trois arcs. La croix grecque se trouva dès lors transformée en latine , et toute l'harmonie de l'édifice disparut. Avant ce fatal prolongement, en mettant le pied dans l’église on voyait toute la coupole comme du seuil du Panthéon. Lorsque Madcrno eut élevé ses voûtes il fut impossible de l’apercevoir : les nefs latérales devinrent trop étroites et sombres. Le plan , remarquable par la largeur des lignes et la clarté du dessin , parut tout à coup énigmatique et confus Enfin , en attendant qu'il en masquât l'effet au dehors par sa façade, Carie Maderno avait détruit au dedans la beauté d'un temple qui , sans ses profanations , serait le premier monument du monde
Las Barfekim. — Paul V survécut peu de temps à ce vandalisme : les Borghèse sortirent alors du Vatican, si riches de scs libéralités et des fruits du pouvoir, que le prince de Sulmona possédait deux cent mille scudi de rente et le cardinal Scipione le double. Ils y furent remplacés, en 1623 (car les Ludovisi ne firent qu'y passer avec Grégoire XV), par les Barberini, neveux d'Urbain VIII. «A la nouvelle de l'élection de leur oncle, ils étaient, dit un chroniqueur, accourus de Florence, volant comme un essaim de ces abeilles qu’ils portent dans leurs armes, pour sucer le miel de l’Église, a Urbain VIII les accueillit sans trop d’empressement dès le début, et fit un bon choix en donnant le chapeau rouge et la direction des affaires & Francesco Barberino, son neveu, homme au-dessus de tout éloge; ses deux frères eurent , l'un , qui était capucin , la pourpre , et l'autre , qui s’appelait Taddeo , les charges de gonfalonier de l’Église et de préfet de Rome, et tant d'offices civils et militaires qu'il en aurait oublié le nombre sans le soin qu’il n’oubliait pas d’en toucher les émoluments.
Urbain fit éclater d’abord un grand zèle et une sévère vigilance dans le gouvernement de l'Église et la réforme des abus, mais après cinq ou six ans de pontificat, il s’en reposa entièrement sur ses parents qui n’étaient pas tous de la trempe du cardinal Francesco. La passion d'amasser de l’or aveugla aussitôt les Barberini , qui ne songèrent plus qu'à remplir leurs maisons de scudi comme les Borghèse. Un bénéfice vaquait à peine qu'il était pour l'un d’eux : rien ne sortait de la famille. On préférait à des religieux blanchis sous le froc des Barberini à la mamelle , et aux prélats les plus recommandables des Barberini qui n’étaient pas encore nés. Le mariage d’un fils du préfet Taddeo avec une Colonna ne se conclut, en effet, qu'à
1. Egll slongô di ire arcbl il mantco délia eroee la qoale di greca divemte-liüna. Tcrribili elTetil di si fato prohmgalitcnio sono : lo non pib ponte di vedma ; S® si entra e eotr ansia di godere qoel copolone cbe da lungi fa tanto fracasso non si vede cbe nno squarcio nella voila e si ha a caminare nn pezio per vederc qaella rotondité cbe si aveva a sroprire da tutti i pnnti; 3° navette mearbine; 4* la piaula cbe era délia pib bel la facilité è dtvenuta nn inlrigo... (Milizia, Homu dtile Belle Arti. )