‹ Rome ancienne et moderneChapitre 384 sur 428 · Homme* de Galilée, qoe regardez-vous dans le ciel · texte numérisé non relu

Homme* de Galilée, qoe regardez-vous dans le ciel

4. Per 1a mia disgrazia sio a parte di telle le besiialiU cfae poasooo tare o che fanno trenta o qaarania ntila fraiL t Journal des Saranlt , mars et avril 1841, p. 461. J

LE SAINT OFFICE

l'argument logique vaut mieux que l'argumei.t sacré , et qu'afin de descendre il la portée de toutes les intelligences, l'Écriture a changé le sens de ses principaux dogmes. Chacune de ces paroles sonna comme un crime aux oreilles de l'inquisition. L'intèrvention du saint père fut invoquée, et Paul V chargea le cardinal Bellarmino d'enjoindre à Galilée d'abandonner sur-le-champ l’opinion que le soleil est le centre du monde et que la terre tourne , avec défense de parler ou d'écrire à l’avenir sur ce sujet. Cet ordre lui fut signifié le 26 février 1616, et il promit de se soumettre et d'obéir. Mais , comme il s’efforçait sous main d'en obtenir la révocation, et qu'il insistait avec chaleur auprès du cardinal Orsini pour qu’on ne condamnât point le système de Copernic , la congrégation de l'Index , par un décret du 5 mai suivant , défendit d'enseigner, de soutenir, de professer ce système , et prohiba son livre des Révolutions du globe , jusqu’à ce qu’il eût été corrigé. Chargé de ce soin, le cardinal Gaetani substitua partout la forme hypothétique à l'affirmation. Puis le saint office mil Galilée dans son livre rouge et attendit1.

Il est makdb a Robe. — Seize ans s'écoulèrent sans qu’on pût prendre Galilée en flagrant délit de désobéissance : feignant de fermer les yeux, l’inquisition le surveillait soigneusement. Vers la fin de 1632, elle crut s'apercevoir qu'il oubliait ses injonctions. Aussitôt le pape écrit à l’inquisiteur de Florence de signifier à Galilée, au nom de la sainte congrégation, d’avoir à comparaître dans tout le mois prochain, à Rome, devant le commissaire général du saint office. Effrayés par les exemples que nous avons rapportés plus haut, les meilleurs amis du vieillard lui conseillaient d'envoyer une apologie et de changer de climat. Après une assez grande hésitation, il obéit, partit de Florence le 20 janvier 1633 et arriva le 13 février à Rome. Pendant vingt-huit jours , il eut pour prison le palais de l'ambassadeur de Florence Nicolini. Le saint office lui avait interdit toute communication; et comme ses familiers veillaient à la porte, la consigne fut sévèrement observée. Le 12 avril seulement , à la suite d’une lettre que , dans son impatience, il avait écrite au cardinal Barberino , il reçut la permission de se constituer prisonnier au siège de la congrégation.

Il s’y rendit un mardi matin avant le jour. Le commissaire général le reçut avec les démonstrations les plus doucereuses (con dimostrazioni amorevoli), et lorsque le vieillard eut achevé une lettre trop significative et trop pleine de précautions dans l’intérêt des inquisiteurs, pour n'avoir pas été dictée par le saint office lui-même, on le conduisit dans la salle des audiences. Trois membres du redoutable tribunal, le pèreVincenzo Maccolani de Fiorenzuo'a, commissaire général, Carlo Sincère, procureur fiscal , et un troisième Père qu’on ne nommait pas, firent subir à Galilée l'interrogatoire préliminaire. A cette question que lui adressa d’abord le fiscal : «Savez-vous pourquoi vous avez été appelé à Romeî s Galilée répondit : a Je suppose

«. Ms*, deir impériale e reale biblioieea Palalina, acquis en <830 pjr le graod-iuc do Toscane, de la (amille Nclli, part. I, tome uu.

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