‹ Rome ancienne et moderneChapitre 388 sur 428 · LE SAINT 0EF1CB · texte numérisé non relu

LE SAINT 0EF1CB

consolation d'un vieillard septuagénaire et malade dont Ig mémoire sera difficilement effacée dans la postérité. Lors même qu'il se serait trompé sur quelques points , ce qui est la condition de rhumanité , de grâce , s’il est possible , obtenez quelque adoucissement; ne le traitez pas avec la rigueur que j’entends être exercée sur sa personne. Il sera difficile que la postérité ne lui ait pas une obligation éternelle pour les admirables découvertes qu'il a faites dans le ciel & l'aide de son télescope et par son merveilleux génie. Les siècles futurs pourront trouver étrange qu’on déploie une telle sévérité contre un vieillard. Je dis cela par la compassion que j'ai envers Galileo Galilei auquel , ayant voulu écrire dernièrement et m'étant informé , auprès d’un ami de Florence de sa demeure , j'ai appris qu'il était relégué dans une maison de campagne près d’un couvent où était morte une fille religieuse qu'il avait, et qui faisait son unique consolation, et l'on m’a dit que non-seulement l'accès de la ville et de sa propre maison lui était défendu , mais qu’il lui était même interdit de recevoir ses amis et de leur écrire. Ces nouvelles me fendirent le cœur et me forcèrent à répandre d'amères larmes sur les vicissitudes des choses humaines. De tels maux après avoir mérité tant d’honneurs et une gloire qui durera tant de siècles 1 ! a

I Luigi Cibrario ( Letierc Inédite di prloeipi e d'uoaioi illuttri).

Page 1