CHAPITRE XXXV
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Rome. Rome fut toujours une sorte de talisman pour moi : enfant, j’étudiais l'histoire d'Italie, et lorsque je voyais dans toutes les autres histoires les nations naitre , se développer et tomber pour jamais : une seule cité privilégiée de Dieu m'apparaissait douée du pouvoir de mourir et de ressusciter plus grande, afin de remplir une mission plus éclatante encore que la première. Je voyais surgir d’abord la Rome des empereurs , qui s'étendait par la conquête des limites de l’Afrique aux limites de l’Asie : je voyais Rome périr, écrasée sous les pieds des Barbares, sous les pieds de ceux qui n’ont pas encore changé de nom. Et je la voyais sortir plus noble du tombeau cl recommencer sa grande mission avec les papes. Je disais en mon cœur : Il est impossible qu’une cité qui a eu seule sur la terre deux existences de plus en plus brillantes n'en ait pas une troisième. Après la Rome qui conquit le monde par les armes et la Rome qui le conquit par la foi, viendra la Rome qui opérera par la vertu de l'exemple. Après la Rome des empereurs et des papes, viendra la Rome du peuple.
o Celte Rome nouvelle est née! Je vous parle à vous, scs enfants, qui me saluez en son nom. Félicitons-nous ensemble de sa naissance! Je ne puis vous promettre que mon concours dans tout ce que vous entreprendrez pour le bien de l’Italie , de Rome et de l'humanité. Nous aurons peut-être à traverser de rudes crises. Peutêtre aurons-nous à livrer une sainte bataille contre la seule ennemie qui nous menace, l'Autriche. Nous la combattrons et nous la vaincrons. J’espère avec l’aide de Dieu, que l'étranger ne pourra plus dire que tout ce qui sort de Rome est un feu follet, une lueur de cimetière : le monde verra cette fois, que la lumière qui brille aujourd'hui , est la lumière d'une étoile éternelle, éclatante et pure comme celles qui resplendissent dans notre ciel '. »
Tbigxvirxt *KrosLic»m. — Entraînée par les cris des cercles autant que par l'éloquence du chef mystique de la jeune Italie, l’assemblée élut, le 29 mars, un triumvirat composé de Mazzini , Armellini et Sali, et l’investit des pouvoirs les plus étendus. Mais il ne suffit pas de décréter la dictature, il faut avoir des caractères énergiques pour savoir l’exercer. Mazzini, homme de parole et d’imagination ardente, s’enivra de son propre enthousiasme, et fut plutôt le grand prêtre de la République romaine que son dictateur. Au moment où le cercle fatal se resserrait autour de Rome, il faisait illuminer la grande croix du Vendredi-Saint , qui éclaire toute la basilique de Saint-Pierre en montant du parvis de la coupole au faite. On tirait des feux d’artifice à trois couleurs pour symboliser l'union des peuples; le jour de Piques Mazzini paraissait à la loge de Saint-Pierre accompagné du Saint- Sacrement , et il bénissait la République à la place du pape, au bruit des canons et des cloches. Pendant ce temps, le noble Charles-Albert succombait il Novarc, etOudinot débarquait à Civita-Vecchia.
f. Se le parti dovettero farsi qui Ira nol, I sepni di applauso, I segni di afTcito che el date dovrebbero farsi, {o colleghi) da me a vol et noo da voi a me.... Ilotna fa sempre uni specie di talisoiauno per me.... ( Procès-verlMOX de U Constituante romaine, il giorno 6 di mario. )
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