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CHAPITRE II

X^a question d'Art. X^es faits accomplis, leur connexité avec la question politique.

Afin de clarifier notre sujet, nous le diviserons en trois parties distinctes, que nous analyserons successivement.

10 Les Musées : Nationaux, Pontificaux.

20 Les Fouilles : Antiques, Chrétiennes.

3o Rome, ses monuments, sa vie — considérés comme un ensemble d'art.

Xjea Musées.

A regard des Musées, le nouvel état de choses a eu comme premier résultat d*opérer une scission : Musées Nationaux et Pontificaux. De là des Directions différentes dont nous rechercherons Tesprit en constatant les eflfets.

Nous envisagerons les Musées : i» Au point de vue matériel (A, Principe d'entrée. B. Aménagement et fonctionnement) — 20 Au point de vue intellectuel (A. Classification. B. Catalogues. C. Agrandissements et créations nouveljes.

lO —

Musées nationaux.

10 Au point de vue matériel,

A. Principe d'entrée. L'entrée des Musées Italiens repose sur le principe de paiement (i).

Nous avons souvent entendu des gens s'élever contre ce mode. Ils objectent qu'à notre époque, tout doit tendre de plus en plus à mettre à la disposition du public le produit de l'esprit humain, considéré en quelque sorte comme le bien de tous. On fait ressortir, d'une part ce qu'il y a de grand et de généreux dans cette liberté offerte à chacun de contempler les .chefs-d'œuvre, ensemble de profitable pour l'éducation des masses et l'incitement à la production artistique.

Certes nous ne disconvenons point de tels avantages . Nous proclamons ce desideratum, (et l'avons personnellement préconisé déjà) (2) comme un des buts où doivent s'appliquer actuellement les nations civilisées. Mais il y a parfois des conditions de vie matérielle, des difficultés d'opportunité qui peuvent en empêcher, au moins en retarder la réalisation. Ce nous semble précisément le cas de l'Italie. C'est une nation jeune, dont l'unité date depuis peu de temps. Les charges morales et pécuniaires qui lui ont brusquement incombé, nécessitent la prudence et l'économie. Or il ne faut pas oublier que lés Musées sont une des sources de la richesse du pays ; ils forment avec les monuments qui les complètent un merveilleux ensemble d'art.

(i) Trois systèmes se trouvent en présence.

La gratuité complète, ainsi : le Musée du Louvre, à Paris.

La serai- gratuité : la National Gallery, à Londres. (Six pence d'entrée, le jeudi et le vendredi — libre les autres jours. Nous noterons que six pence (0,60) est un prix peu élevé).

La non-gratuité : les Mi^sées d'Italie. En général, une lire (i franc) d'entrée.

(2) Notamment : Conférence sur les Musées, faite par M. André Mellerio, le 3o avril 1900, k l'Université populaire, i5'j,FsLaboiirgSeLini-Anioine.

Si Ton y adjoint les beautés de la nature, et pour Rome la puissante attraction religieuse de la papauté, nous aurons énuméré les trois principaux motifs qui font affluer en Italie les étrangers. Mais les Musées, précisément parce qu'ils sont nombreux et admirablement remplis, pour leur entretien et leur bon fonctionnement ne laissent pas que d'être coûteux. Le principe payant aide à y subvenir d'une façon suffisante et honorable.

Du reste la rigueur en est tempérée par une double atténuation. C'est ainsi que le sentiment moderne qui porte à mettre l'art à la disposition même des plus petits et des très humbles, se manifeste dans la mesure laissant le Dimanche les musées ouverts en même temps qu'on les rend gratuits. Et certes si un pays méritait une pareille faveur, c'est bien cette belle Italie, où les gens du peuple ont encore tellement profonde l'attirance vers ces chefsd'œuvre, qui pendant des siècles tinrent une place si importante dans la vie et les préoccupations de leurs ancêtres. Enfin, dans un ordre différent, ce correctif est également joint, que des permis sont accordés aux artistes et à ceux qui font occupation de l'art (i).

B. Aménagement et fonctionnement. Que si nous envisageons les Musées par rapport à l'aménagement, nous y verrons le souci de l'ordre, de la bonne disposition, et jusqu'au désir d'apporter les plus récents perfectionnements.

Nous en constatons la preuve dans ces ressources de mise

(i) « Pour faire des études dans les Musées et les galeries particulières de Rome, y dessiner ou y faire des copies, il faut être porteur d'une permission spéciale que Ton obtient, avec pièces à l'appui, sur une recommandation du Consulat de son pays. » {Bœdeker. Italie Centrale. 1900. Introduction. P. XIX.)

Il nous souvient en avoir fait personnellement l'épreuve à Florence, où nous nous trouvions pendant l'automne de 1898. Nous obtînmes facilement, sur simple attestation du Consulat Français, un permis de la part des tr^ aimables Conservateurs des Uffizzi.

en valeur, que leur simplicité et les avantages qui en résultent devraient faire employer partout. Souvent les tableau» importants sont mobiles sur pivots, les statues peuvent tourner sur leurs socles, de façon que les uns puissent être vus en leur meilleur jour, les autres examinées sous leurs différents aspects. Il se trouve dans les salles des sièges dont on peut disposer et qu'on place à son gré, selon la contemplation qu'on désire comme objet et comme durée.

Tous ceux qui ont eu occasion de faire dans les Musées de longues stations pour leurs études, soit même pour leur simple plaisir, savent combien au bout d'un certain temps la contention d'esprit devient grande, quelle que soit l'endurance physique et cérébrale qu'on ait pu acquérir. Or ces facilités d'éclairage et de repos, en apparence d'intérêt minime, sont sérieusement appréciables (i). Elles permettent de conserver plus longtemps cette fraîcheur de sensation, cette netteté de jugement qui rendent moins fatigant et plus profltablement employé im temps, que les nécessités des voyages ou de la vie forcent parfois d'être restreint. Elles dénotent en outre de la part d'ime administration un sentiment de bon vouloir et d'accomodement envers le public, que celui-ci ne saurait réclamer avec trop d'ardeur, car c'est pour lui un véritable droit.

Nous ajouterons, relativement aux Musées de l'Etat

(i) Que de fois, au Louvre, principalement dans la Grande galerie, au cours de visites fréquentes et prolongées, nous avons déploré de n'avoir à notre disposition que des banquettes (si rouge en fut le velours et si doré le bois) inamovibles autant que clairsemées.Combien de tableaux importants gagneraient à être mobiles ! Enûn quel avantage ne retirerait-on pas du système ingénieux de pivot essayé déjà avec succès au Musée Gustave Moreau (i4, rue de La Rochefoucauld) et permettant avec de petites surfaces murales, d'exposer un grand nombre de dessins. Nous nous rappelons l'avoir vu employé également avec succès chez notre grand et regretté Puvis de Chavannes, qui nous en faisait l'éloge au cours d'une visite que nous lui rendions.

Nos Musées publics ne devraient-ils pas donner l'exemple de tous les progrès utiles, au lieu de les adopter tardivement et comme à regret.

Italien, que non seulement les Conservateurs, personnages autorisés et de valeur, méritent toute louange pour leur tâche élevée. Mais encore le petit personnel nous est apparu convenable et de bonne tenue. Toujours les renseignements ou indications que nous avons pu demander nous ont été fournis avec la plus grande politesse et complaisance. Or, ces constatations favorables ne s'appliquent pas seulement aux grands centres, mais encore aux simples localités de province (i).

Quant aux heures d'ouverture et de fermeture, bien qu'elles soient déjà satisfaisantes (2) nous pensons qu'on

(1) Nous sera-t-il permis de citer, à l'appui de ces différentes assertions, deux faits personnels.

A Orvieto, petite ville, le Musée municipal nous fut montré par M. Armoni-Raflaelli, qui cumulait avec son titre de Conservateur la profession modeste de photographe. Ce fut avec plaisir que nous prolitâmes de son intéressante et très obligeante conversation.

Dans un degré moins élevé, nous eûmes un jour, au Palatin, à user d'un simple gardien. Nous fûmes étonné de l'entendre nous donner avec à-propos des citations d'auteurs anciens, et des explications dépassant de beaucoup Tesprit borné d'une cicérone répétant sans comprendre. Il nous dit écouter attentivement, toutes les fois qu'il le pouvait, les conférences faites sur le terrain, par les professeurs d'archéologie de Rome.

(2) Académie de Saint-Luc^ de 10 heures à 3 heures (de 8 heures à 2 heures, du i" avril au 3o septembre.)

Galerie Nationale Corsini, de 9 heures à 3 heures; i lire d'entrée. (Publique le dimanche,' de 9 heures à i heure).

Galerie d'Art moderne, mêmes mesures.

Magasin archéologique. Lundi et samedi, de i heure à 5 heures; mercredi, de 9 heures à i heure ; o fr. 25 d'entrée.

Musée artistique et industriel, de 9 heures à 3 heures; o fr. 5o d'entrée.

Musée du Capitole, de 10 heures à 3 heures ; o fr. 5o d'entrée. (Public le dimanche, de 10 heures à i heure.)

Musée Kircher, de 10 heures à 3 heures. (Public le dimanche).

Musée National Romain, de 10 heures à 4 heures; i lire d'entrée. (Public le dimanche, de 10 heures à 2 heures.)

Palais des Conservateurs, de 10 heures à 3 heures; o fr. 5o d'entrée. (Public le dimanche de 10 heures à i heure.)

Villa du Pape Jules, àe 10 heures à 11 heures; carte d'entrée. (Publique le dimanche de 10 heures à 2 heures.)

Ces indications sont empruntées au volume suivant : K, Bœdeker. Italie Centrale y compris Rome et ses environs. Manuel du Voyageur, 12* édition. Leipzig, Karl Bœdeker. Paris, OUendorff. 1900. P. 140.

pourrait, sans grande difficulté d'organisation, en augmenter un peu la commodité. N'y a-t-il pas d'ailleurs une impulsion déjà donnée dans ce sens. Et l'horaire éla^rgi du plus récent des Musées (Museo Nazionalé) : de lo heures à 4 heures, ne pourrait-il réglementer les autres? Cette mesure serait également appliquée aux jours gratuits et populaires.

2» Au point de vue intellectuel.

A. Classification. Nous ne pouvons que louer la classification, faite avec clarté, et disposée rationnellement, autant que le permettent les locaux (i). La méthode chronologique, généralement si favorable à l'étude, est employée à propos dans certains cas, ainsi à la Villa du Pape Jules (2). Tout montre la tendance, bien conforme à Tes-

Ajoutons encore à titre de renseignements, relativement à Rome. « Les Musées... de l'État ferment seulement aux. fêtes reconnues par VÉtat, qui sont : les jours de l'Epiphanie (6 janvier), de la naissance du roi... de Pâques, de l'Ascension, de la fête du Statut (i*' dimanche de juin), de la Fête-Dieu, de la Saint Pierre et Saint Paul (29 juin), de l'Assomption (i5 août), de la Nativité de la Vierge, de l'anniversaire de l'entrée des troupes Italiennes à Rome en 1870 (ao septembre), de la Toussaint, de la naissance de la reine.., de l'Immaculée Conception (8 décembre) et de Noël. Bœdeker, Italie Centrale. 1900. Introduction. P. XVDI.

(i) Nouveau Musée du Capitole,,, I" salle, bronzes... //• salle, coUection de médailles... ///• et IV* salles, sculptures... V* salle, bronzes. VI* salle, terres cuites, surtout des ustensiles de ménage et des fragments d'architecture. VII* salle, terres cuites étrusques, le musée italique... VIII* et IX* salles,., objets trouvés dans les antiques nécropoles de l'Ësquilin et du Quirinal... Bœdeker. Italie Centrale. 1900. P. 226.

La Galerie de peinture gagnerait en revanche dans le Palais des Conservateurs a être plus méthodiquement arrangée. Elle se présente à nous encore sous sa forme ancienne assez confuse.

Même réflexion pour la bien plus importante galerie Corsini.

Peut-être pourrait-on remanier quelque peu le Musée du Capitole, dont les dispositions sont en général agréables à l'œil, mais où des classifications du genre de la Salle des Philosophes (dont plusieurs désignations d'ailleurs sont douteuses) n'oflrent qu'une base bien factice. Plus intéressante et pratique au point de vue historique semble la Salle des bustes des Empereurs.

(2) La Villa du Pape Jules... Premier étage. I" salle, temps primitifs

prit de notre époque, de substituer au mélange fantaisiste des galeries d'autrefois, un arrangement logique.

A mesure que nous atteignons une civilisation plus avancée, la capitale importance des Musées s'impose sans cesse davantage. Et ce sera une des sérieuses gloires du XIXe siècle, de les avoir organisés et multipliés. Ils sont le résultat de nos observations et de nos recherches, en même temps que là source d'observations et de recherches nouvelles. Ils deviennent pour le Uvre une preuve par les faits, un corollaire réel et lumineux. Tout Musée établi dans un but intelligent et méthodiquement ordonné (i) est un degré acquis, comme tout manuel bien fait, facilement et rapidement assimilable, qui permet aux générations venantes de progresser. Le bénéfice de ce qui était énorme labeur dans le passé, pour être possédé dans le présent ne nécessite plus qu'un effort modéré, laissant ainsi dans notre vie brièvement limitée, aux esprits originaux une épargne de forces vives pour marcher vers d'autres conquêtes . Alors s'obtient graduellement l'élévation du niveau intellectuel moyen, par laquelle tout un peuple entraîné fortement devient plus apte à accomphr des destinées supérieures.

B. Catalogues. Mais la clef en quelque sorte qui ouvre moralement les Musées, les rend praticables aux travailleurs et accessibles à la foule, — ce sont les Catalogues^

(jusqu'au VP s. avant Jésus-Christ.) U* salle, époque de commerce actif avec la Grèce, vers 55o-35o avant Jésus-Christ.) Wl" Salle, imitation de Part grec, du IV* siècle jusqu'à la destruction de Paieries par les Romains, en 241 avant Jésus-Christ. Bœdeker, Italie Centrale. 1900. P. 184.

(i) N'est-ce point là l'essence même d'un Musée? Nous en tentions ainsi la définition : « Endroit où, dans un but déterminé d'étude, divers objets scientifiques ou artistiques sont rassemblés et classés ». Ce fut au cours d'une conférence faite à V Université Populaire et que nous avons précédemment signalée. Nous insistions sur le rôle important des Musées, en étudiant ceux de Paris. Nous eûmes occasion également de nous étendre sur la très sérieuse question des catalogues, que nous traitons un peu plus bas dans le présent travail.

qui permettent d'en jouir clairement, promptement et commodément.

Sous ce rapport, depuis trente ans, il a été effectué déjà en Italie d'appréciables résultats (i). On peut juger que cette question a préoccupé les esprits, par les travaux qu'elle a déjà suscités. Cependant nous avouons ne point nous trouver satisfait complètement. Il nous semble qu'il demeure encore des lacunes, dont quelques-unes même assez importantes, et qu'il serait bon de combler, surtout dans une ville comme Rome (2).

On ne saurait trop insister sur le point que nous signalons. De sa réalisation dépend une compréhension facilitée qui aide largement à la diffusion de l'art et de l'archéologie. Ce que nous réclamons, ce sont des matériaux propres tout ensemble à préparer une utile visite dans les Musées, à l'éclairer sur le moment même, enfin à s'en remémorer ensuite les impressions. Surtout, quand des gravures convenablement faites reproduisent à l'appui les objets véritablement notoires. A notre avis tout Musée important comporterait trois catalogues d'ordre et d'esprit différents correspondant aux grandes divisions du public. Le

(i) Voici quelques-uns des catalogues que nous avons pu nous procurer personnellement, ou dont nous avons trouvé l'indication.

Académie de Saint-Luc, Galerie de Peinture. Catal. i lire.

Palais des Conservateurs. Galerie de peinture. Catalogue par A. Venturi. 1,25.

Musée du Capitale, Nuova Descrizione del Museo Capitolino, compilata per cura délia commissionne archeologica communale e publicata dalla direzione dello stesso Museo. Seconda edizione riveduta ed ampliata. Roma. Tip. délia R. Accad. dei Lincei. 1888.

Musée National. L. Mariani e D. Vaglieri. Guida del Museo Nazionale Romano nelle Terme Diocleziane. Seconda edizione. Spoleto. Premiata Tip. deir Umbria. 1900. Prix i 1. 5o.

Ce travail est un utile ouvrage de vulgarisation, avec gravures. Malheureusement le tirage typographique n'est point parfait.

Il existe aussi un catologue sommaire à o,3o.

(2) C'est ainsi que nous regrettons, par exemple, l'absence d'un catalogue pour l'intéressante Villa du Pape Jules, dont le Musée est cependant établi depuis 1888.

premier, complet et minutieux, s'adressant aux savants; le second, contenant des indications substantielles sous forme claire mais moins circonstanciée, à l'usage de la classe instruite, mais non spécialiste; enfin le troisième, énonçant des idées simples avec des explications faciles à saisir, nous dirions volontiers familières, éclairerait la masse populaire, ignorante mais souvent de très bonne volonté (i).

G. Agrandissements et créations nouvelles, A ce double égard nous pourrons saisir sur le vif combien les Musées tiennent une large place dans Tesprit du gouvernement Italien. Ce ne sont pas seulement des marques de bienveillance accordées dans les moments de nécessité, ou relatives à des détails accessoires. Mais bien une protection continue, sérieuse et raisonnée, qui s'exerce sur tous les points.

(i) Ce desideratum n*est point dans le domaine des choses impossibles. Il a été réalisé en France, pour le Musée des Antiquités Nationales, au château de Saint-Germain-en-Laye. Et, chose remarquable, ce triple travail, qui bien que reposant sur les mêmes matériaux, doit être conçu et traité avec une allure différente, se trouve avoir été mené à bien, chaque fois avec le caractère propre qui lui convient, par un seul auteur : M. Salomon Reinach. C'est un modèle typique et que nous souhaitons de voir suivi.

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Antiquités Nationales. Description raisonnée du Musée de Saint-Oermain-en-Laye, I. Époque des Allumions et des Cavernes, par Salomon Reinach. i Héliogravure et i36 gravures dans le texte. (Firmin-Didot. Prix 5 francs.)

Antiquités Nationales. Description raisonnée du Musée de Saint-Ger^ main-en-Laye. Bronzes figurés de la Gaule Romaine, par Salomon Reinach. i Héliogravure et 600 dessins par J. Devillard et S. Reinach. (Firmin-Didot. Prix 5 francs.)

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