ORDRES DU GRAND ÉTAT-MAJOR ITALIEN
Lauria en sacritïant, s'il le faut, celui des trois cuirassés anciens ; faites observer le canal de Tîle d'Elbe et celui de Piombino par torpilleurs ; tâchez de savoir si convois détachés partent de Toulon pour rejoindre armée navale à Civita.
Au commandant de Tltalia à Porto-Ferrajo : Si vous jugez votre navire en état de combattre sans désavantage, attaquez convoi français à Civita ou à Fiumicino.
Au syndic d'Orte : Prévenez commandant des troupes de passage d'une attaque prochaine des Français contre les ponts et la voie du chemin de fer. Préservez fabrique Terni.
Cette dépêche resta sans réponse ; le télégraphe était évidemment coupé déjà et les craintes fort vives pour l'embranchement du chemin de fer; on avait essayé d'acheminer un régiment de cavalerie du IX* corps par la voie de Rome à Orte\ mais elle était si encombrée par les batteries de la 2* division (Pérouse) qu'il fallut y renoncer.
Ce régiment fut lancé un peu à l'aventure par la route de Ronciglione contre l'escadron des dragons français, qu'il rencontra sur les bords du lac de Vico.
Nos audacieux cavaliers furent sabrés jusqu'au dernier après une vigoureuse résistance, mais leur tentative avait élé couronnée d'un plein succès : ils avaient rapidement franchi le terrain assez accidenté qui s'élève vers Viterbe, avaient évité cette ville et s'étaient jetés à bride abattue - sur Orte avant que l'ennemi pût y organiser une résistance sérieuse.
Les clefs de voûte des ponts une fois brisées à la dynamite et les appareils télégraphiques détruits, ils revenaient