ATTAQUE DU FORT BRAVETTA
Bravetta. Les troupes du 16* corps avaient donc supporté tout le fort de la résistance de cet ouvrage.
L^assaut avait été donné cependant et avait réussi^ du moinsen partie ; à 6 heures du matin, le général en chef avait pu croire que, malgré Téchec de la droite, l'objectif principal de la journée élait atteint; mais là aussi, vers 7 heures, un retour offensif du IX* corps et d'une division du VIII* nous avait forcés à lâcher prise. Du moins, pendant que nous occupions le fort, le génie avait pu causer à l'armement, aux magasins à poudre, aux caponnières, des dégâts considérables. La plupart des pièces étaient désormais hors de service. Une partie de la garnison du fort s'était obstinément défendue dans le réduit et y avait résisté à toutes les attaques.
A 8 heures du matin, l'armée française, repoussée mais gardant une contenance menaçante, était massée sur le plateau du Bravetta, l'aile droite groupée autour du fort Portuense qu'on armait rapidement avec des pièces de 80% ; l'aile gauche et là cavalerie gardant toujours la route de Civita. Les Italiens semblaient hésiter à prononcer une attaque que le général en chef désirait vivement.
En revanche, les pentes des collines qui dominent la rive gauche du Tibre commençaient à se garnir de bouches à feu dont les projectiles atteignaient nos colonnes d'Afrique. Il fallut diriger peu à peu un certain nombre de batteries sur les pentes des Monte- Verde et Monte-del- Truglio, au moment même où l'artillerie italienne rentrait en ligne sur le front du 16* corps. L'ennemi déployait ainsi plus de 100 bouches à feu de campagne contre nos 13 batteries de 80% \