‹ Rome & BerlinChapitre 37 sur 105 · Dont 3 transports de matériel et 4 traDsports-écuries · texte numérisé non relu

Dont 3 transports de matériel et 4 traDsports-écuries

2 torpilleurs de hante mer furent laissés aux atterrages du cap Corse pour surveiller le Sud et avertir, le cas échéant, de l'approche de l'escadre italienne.

Une division légère formée du S fax, de la Couleuvrine et de trois torpilleurs de 1'* classe dut observer les parages de la rivière du Levant, Sestri, Chiavari, Rapallo, et se présenter devant Gênes à peu près à l'heure où l'armée navale arriverait devant Savone : le Sfax était autorisé à s'engager avec les ouvrages extérieure (San-Giuliano, la Lanterne et San-Andrea) ; les torpilleurs essaieraient de se glisser dans le port; en tout cas, il fallait surveiller exactement la route de la Corniche et ne pas permettre la circulation des troupes allant vers l'Ouest.

A 2 heures, l'escadre de combat, devançant les transports, entamait le bombardement de la vieille citadelle de Savone ; à 3 heures, la division d'Afrique commençait son débarquement à Vado. A 4 heures, la 1" division du 16' corps débarquait à son tour, et de vive force, à quelque distance à l'est de Savone, dans l'anse de San-Giacomo ; elle repoussait la garnison dans l'intérieur de la ville et s'élevait vers le Nord, menaçant la route d'Altare. A 6 heures, toute résistance devenant impossible dans le fort, écrasé d'obus, la garnison se hâtait de l'évacuer et de se retirer sur les Apennins.

Ainsi le 4 mai, à 6 heures du soir, l'armée expéditionnaire était en possession de deux points de débarquement très favorables sur la côte de Ligurie -, il était de la dernière importance de compléter ce succès en s'assurant des débouchés des Apennins et des routes qui commandent le M on tf errât.

Pendant que le débarquement continuait sous les faisceaux lumineux des projecteurs de l'escadre, une brigade

DÉBARQUESiEiNT A SAVONE ET A VADO. 113

du 16*^ corps et deux batteries de montagne mises à terre dès 8 heures du soir, se jetaient sur les traces de la garnison de Savone par la route du col d'Altare ; bientôt deux bataillons et une section de montagne remontaient, droit au Nord, la route du col de Giove, et lj3 premier escadron débarqué, vers minuit, prenant en croupe une compagnie de chasseurs à pied, courait sm* la voie ferrée de Savone à Alexandrie (par Cairo et Dego) pour tâcher de prévenir la destruction des ouvrages d'art, ponts, tunnels, etc.

Nos soldats allaient-ils devancer Tennemi sur la crête des Apennins? Pourraient-ils, masquant ou enlevant le fort (VAltare^ déboucher dans ces gorges célèbres de Dego et de Millesimo qu'avaient parcourues leurs pères?

La tâche était difficile, malgré la surprise de Tennemi ; mais elle ne dépassait pas les forces de l'armée qui avait si vaillamment combattu sous les murs de Rome, qui avait supporté avec tant d'abnégation d'incessantes fatigues et des labeurs écrasants.

KOMB ET BBRLIK.

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