MOUVEMENTS DES CORPS ALLEMANDS. 1G
1 iel ; on comptait beaucoup sur les baUeries de torpilles Whitehead ou plutôt Schwartzkopf , installées , sur radeaux, aux embouchures des cours d'eau ou dans les passes importantes.
La distribution des forces navales fut ainsi réglée :
A Kiel : les cuirassés Kronprinz et Hansa, la corvette de sortie Oldenburg, les croiseurs Freya, Ariadne et Luise, les avisos HohenzoUeni et Zieten. 12 torpilleurs.
A Lûbeck, Travemûnde et Wismar (golfe de Neiistadt) : la corvette de sortie Sachsen, le croiseur Marie et4 torpilleurs, ayant un centre de station secondaire dans le canal de rîle Fehmarii, en jonction avec ceux de Kiel.
A Waitiemûnde et Rostock: la canonnière cuirassée Basilisk, la canonnière non cuirassée Cyclop et 4 torpilleurs.
A Stralsund et dans le Greifswalder Bodden : 6 canonnières cuirassées : Bieney Camâleoriy Krokodill, Hummel, Mùcke, Natter ; 2 avisos : Falke et Pomerania; 12 torpilleurs.
A Swinemûnde et Stellin: la corvette de sortie Bayern; les canonnières cuirassées Viper et Scorpion ; Taviso Greif; les grands torpilleurs Schûtze et Flink, 6 torpilleurs.
A Colberg : la canonnière Adler et 2 toi'pilleurs.
A Stolpmûnde : Taviso Loreley et deux torpilleurs.
A Danzig : les corvettes de sortie Wûrtlemberg et Baden ; les croiseurs Olga et Alexandrina ; les canonnières cuirassées Salamander et Wespe, Taviso Blitz et 10 torpilleurs.
Dans le Frische Haff et à Pillau : 2 canonnières de 340 tonneaux et 4 torpilleurs de 50 tonneaux (type Voinvârts).
Dans le Kûrische Haff et à Memel: 3 torpilleurs anciens.
Il est bon de dire que, malgré Talliance du Danemark avec la France, le grand état-major allemand ne concevait pas d'inquiétudes sérieuses pour les côtes de la Poméranie ou de la Prusse orienlale ; les forces que la France ras-
semblait dans la Manche et sur lesquelles, d'ailleurs, des opinions fort contradictoires étaient émises, paraissaient uniquement destinées à soutenir Tamiée danoise dans sa lutte directe contre rAUemagne, et, tout au plus, à entreprendre le siège de Kiel, si, ce que l'on n'admettait guère, les corps dirigés sur le Schlesvvig venaient à être battus.
Au reste, et par mesure d'extrême précaution, des travaux de fortification semi-permanente s'élevaient autour de la ville et l'arsenal de Kiel, jusque-là protégés seulement du côté de la merl
Enfin on dirigerait, si cela devenait nécessaire, les corps d'armée en voie de formation avec les régiments de marche (bataillons de campagne) et les régiments de rései-ve* sur la péninsule cinibrique.
Telles étaient les dispositions prises à la fin d'avril et au commencement de mai par le grand état-major, tandis qu'en France, après la bataille de trois jours autoiu* de Neufchâteau , notre troisième armée reculait lentement vers Chaumont.
A l'Est et au Sud-Est de l'Europe, la situation s'aggravait toujours : la Russie et l'Autriche semblaient se contenir l'une l'autre; la Pologne regorgeait de troupes qui se massaient aussi bien sur les frontières de la Posnanie que sur celles de la Galicie. Enfin les insurrections de la Roumélie orientale, de la Bulgarie, de l'Herzégovine éclataient à la fois, mettant en feu la presqu'île des Balkans et obligeant l'Autriche à détourner une partie de ses forces vers ses frontières du sud, au grand déplaisir de l'Allemagne,
1. Ces corps d'arméo dont la formation, «pioique prtîvue^ exigeait quelques Semaines, surtout au point de vue des services des parcs et du train, devaient porter les numéros 20, 21, S8, 23.