‹ Rome & BerlinChapitre 6 sur 105 · II. Danemark · texte numérisé non relu

II. Danemark

Ce petit État n'a pris part à la grande lutte qui vient de finir que quelques semaines avant l'armistice, mais son intervention a été décisive. Son alliance, en effet, outre qu'elle fournissait à nos armées navales une base d'opérations inexpugnable, nous a permis de diviser les forces dirigées sur le littoral allemand et de tenir l'adversaire incerlain, jusqu'au dernier moment, si l'attaque principale aurait lieu par le Schlesvvig ou par la Poméranie.

Mais je n'insiste pas en ce moment sur cet aperçu stratégique : je me borne à rappeler que, depuis quelques années déjà, les Danois mettaient tous leurs soins à entourer Copenhague, leur réduit central, le dernier refuge de leur indépendance, de fortifications continentales et maritimes en état de défier toutes les attaques ; qu'ils augmentaient la valeur des ouvrages de Fredericia, qui commande le petit Belt, au point le plus favorable pour passer dans l'île de Fùnen (Fionie) ; enfin qu'ils s'assui-aient, par des travaux de fortification semi-permanente, le débouché de la presqu'île de Hôlgenœss, à l'est d'Aarhuus (Jutland).

La presse allemande avait fait retentir les airs de clameurs significatives : ces travaux n'étaient-ils pas dirigés contre l'Empire, et pouvait-on tolérer une telle attitude chez un petit peuple qui devait se considérer comme un vassal fidèle de la puissante Germanie ?

La marine danoise, cependant, peu émue de ces attaques, se préparait résolument aux luttes prochaines : sa flotte de combat, composée de deux frégates cuirassées, de

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quatre monitors et de dix canoimières, s'était augmentée d'un puissant cuirassé, le Iver-Hvitfeldt^ et de plusieurs torpilleurs du type Tordenskjôld.

Cette petite mais vaillante escadre, montée par des marins excellents, devait rendre bientôt à la cause commune les plus signalés çervices.

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