‹ Rome & BerlinChapitre 90 sur 105 · AFFAIBLISSEMENT DES ESCADRES ALLIÉES · texte numérisé non relu

AFFAIBLISSEMENT DES ESCADRES ALLIÉES

mands ne seraient pas détruits ou bloqués soit à Danzig, soit à Kiel. La tournure des événements et le désir souvent manifesté des Danois d'entreprendre le siège de Kiel lui faisaient désirer vivementque les trois corvettes de sortie ne pussent pas s'y réfugier : il fallait donc à la fois poursuivre ces navires et leur barrer le passage entre Môen et Rûgen*.

Cette tâche n'était pas aisée avec les forces dont disposait le commandant en chef : nous avions perdu la Thétis ; le Furieux réparait à Copenhague une avarie de gouvernail qui avait failli le compromettre dans le coup de vent du 5 juin ; le Fulminant avait étanché, dans la baie d'Eckernfôrde, mais par des moyens de fortune, la voie d'eau de sa double coque qui lui donnait une bande peu favorable à la manœuvre pendant le combat. Les corvettes cuirassées Duguesclin et MontccUm avaient aussi des avaries sérieuses, bien qu'elles fussent en état de rendre encore de bons services ; enfin, les machines et les chaudières des gardecôtes Terrible et Vengeur auraient, en d'antres temps, exigé quelques jours de repos et de réparations.

Des cuirassés français qui formaient l'escadre de la Baltique, seules les corvettes Victorieuse et La Galissonnière (celle-ci venait d'arriver de France) et le garde-côtes Tonnerre pouvaient, à la date de juin, figurer avec honneur dans un combat sérieux.

Les croiseurs, eux aussi, auraient eu besoin de plusieurs jours dé repos ; l'effectif des torpilleurs était réduit d'un tiers.

Quant à l'escadre danoise, nous avons vu que le cuirassé Iver-Hvitfeldt avait regagné Copenhague; les monitors

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