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Le monitor Odin restait à la défense de Copenhague

COMBAT DE SANDHAMMAR. 1:79

Swine, les bâtiments légers disponibles et les torpilleurs (Toisaient au large de la pointe d'Arcona et du phare de Grjifswalder-Oê.

Les monitors danois et un certain nombre de croiseurs de cette nation durent surveiller rentrée de Kiel en prenant pour mouillage de repos la baie d'Eckernfôrde ou le Stoller Grund.

Le 10 juin, Tescadre allemande, ayant achevé son réapprovisionnement en combustible, fut mise en demeure d appareiller de Carlscrona. Dans la nuit du 10 au 11 juin, par un temps 1res sombre, elle prit le large tous feux éteints ^t dans un ordre aussi serré que possible. Le chef de cette division espérait pouvoir donner dans le canal qui sépare l'île d'CEland .de la côle de Suède. Mais il n'avait pas encore doublé la pointe d'Utlangan qu'il fut signalé par le Vautour ^ lançant des fusées et tirant tous ses canons de 10%, sur les masses f ombres qui défilaienl à un 1 /2 mille de lui. L'escadre allemande, changeant alors brusquement de direction, gouverna à ranger Sandhammar et mit ses machines à l'allure maxima, pendant que le Blitz et 4 torpilleurs se jetaient sur le Vautour. Notre croiseur-torpilleur prit chasse, mais en se maintenant à portée de canon du groupe ennemi et recevant chaudement les tori)illeurs, qu'il inondait des rayons de ses projecteurs. A 2 heures du matin, au moment où l'aube commençait à poindre, l'escadre frança"se se montrait dans le Sud-Ouest, coupant la route de la division allemande; malheureusement la Victorieuse, malgré tous ses efforts, n'arrivait pas à se maintenir à la hauteur des deux autres cuirassés, dont la vitesse égalait à peine celle des navires ennemis.

Le DiKjuesclin et le La Galissonnière n'hésitaient pas cependant à engager le combat à G heures du matin : mais

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ce combat ne pouvait être qu'une passe d'armes rapide suivi d'une canonnade à distance, les Allemands étant parfaitement rt38olus, pour gagner la haute mer, à ne modifier ni leur allure ni leur direction.

Cette résolution, très judicieuse en apparence, car il était visible que les cuirassés français marchaient moins bien que les trois corvettes de sortie et que ces dernières, à moins d'avaries graves, distanceraient peu à peu leurs adversaires, allait cependant entraîner la défaite de l'escadre allemande. Ces navires, en effet, allaient offrir longtemps aux coups de leurs adversaires, en même temps que des organes essentiels tels que le gouvernail et les hélices, la partie la moins armée et la moins protégée de leur coque.

Au bout d'une demi-heure de canonnade, le Tonnerre réussissait àfrapperdedeux projectiles de 27 %laface arrière du fort central du Baden ; la muraille de 25 centimètres était percée nettement et les deux obus de rupture éclataient dans le massif en bois, dont les éclats tuaient ou blessaient les servants des deux pièces de VAX. Presque en même temps se déclarait à l'Ai de VOldenburg un commencemenlfc^d'incendie, provoqué par les projectiles de 24% du Duguêsclin.

Le chef de division allemand, commandant du Baden, estima que le moment était venu de se dévouer pour sauver les derniers navires qui pussent rendre encore quelques services à la défense de Kiel. Il vira de bord en signalant au Sachsen et à VOldenburg de se diriger sur Kiel, puisque la route de Danzig leur était coupée, et se jeta sur l'escadre française.

La lutle fut longue encore : le Baden, pivotant sur sa double hélice, évitait avec habileté les coups d'éperon, mais voyait peu à peu les projectiles de ses adversaires

percer à jour sa superstructure et déchirer sa coque dépourvue de cuirasse à l'avant et à l'arrière ; ses pompes puissantes le maintenaient encore sur l'eau lorsqu'une deuxième bordée du Tonnerre, atteignant le fort central et l'abri blindé du commandant, vint terminer le combat. Un jeune officier, à peu près le seul survivant d'un nombreux état-major, se décida à faire amener le pavillon de l'Empire allemand.

Le Sachsen, VOldenburg et leurs annexes couraient toujours au S.-S.-O., doublant bientôt le cap Sandhammar et redressant alors leur route pour ranger Môen le plus près possible; ils étaient suivis par le Vautour et la Flèche qui, tout en restant à distance convenable des pièces de 26%, ne laissaient pas d'adresser des projectiles de 10% et de 47% aux torpilleurs qui formaient l'aiTièrô-garde. - Vers 2 heures, la Flèche se détacha en avant, inclina sa route sur bâbord, dans la direction de Jasmund (Riigen) et ne tarda pas à se mettre en communication avec les éclaireurs qui surveillaient le large, vers la pointe d'Arcona. A 4 heures, les cuirassés Terrible, Helgoland et Montcalm appareillaient et gouvernaient au N.-O. A 4 heures 30 minutes, on apercevait les fumées de l'escadre allemande ; on voyait le Blitz courir en avant, puis faire des signaux, enfin revenir vers le groupe des cuirassés et du croiseur Olga, A 5 heures, les Allemands, changeant de route, gouvernaient sur la rade de Rônne (Bornholm), qui appartient à la Suède *.

A 9 heures 30 minutes du soir, le Terrible et VUelgoland mouillaient à 6 encablures des navires ennemis pendant que le Montcalm et les croiseurs, établissant leur voilure,

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