‹ Rome & BerlinChapitre 94 sur 105 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Le 2 juillet, TAUemagne demandait un armistice de 20 jours, qu'acceptaient les alliés sous la condition qu'aucun mouvement de troupes n'aurait lieu dans la province de Brandebourg et que deux corps combinés des trois nations occuperaient Spandau. L'Alsace-Lorraine et le Schleswig devaient être évacués par les forces allemandes qui pouvaient s'y trouver encore ; les places de Friedrichsort, Kiistrin, Thorn, Posen, Kônigsberg et Boyen* ravitaillées au jour le jour. Enfin les armées russes et françaises conservaient toute liberté d'action soit contre l'Autriche et la Bulgarie, soit contre l'Italie.

Celle ci avait déjà conclu d'ailleurs un armistice séparé. Le traité de paix qui interviendra sans doute dans quelques semaines aura probablement pour stipulations principales, en ce qui regarde l'Allemagne, la France, l'Italie et le Danemark : V le paiement d'une indemnité de guerre par l'Allemagne et l'Italie ;

2° La restitution à la France des provinces que lui avait enlevées le traité de Francfort et une rectification de frontières nous donnant la crête des Alpes au col de Tende ;

3^ La restitution du Schleswig au Danemark.

Conclusion.

« La victoire reste à qui sait se servir de la mer », disait un des plus brillants généraux américains.

Cette maxime qu'on pourrait rapprocher de l'orgueilleuse devise que l'Angleterre adopta au commencement de ce siècle : « Le trident de Neptune est le sceptre du « monde », explique en grande partie nos succès dans la

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