‹ Rome chrétienne ou tableau historique des souvenirs et des monuments chrétiens de RomeChapitre 29 sur 48 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

au foyer paternel et à l'abri des appellations affectueuses que les relations permettent, c'était en maintenant la confiance et la pureté dans les rapports domestiques que Ton cherchait à remédier à la licence grossière des Barbares et aux voluptés des habitudes romaines 1 ; 3° enfin on s'étudiait à faire disparaître, par le développement de la charité, cette grande anomalie de la pauvreté et de la richesse, qui, pour les esprits forts, sera toujours un insoluble mystère. Ainsi, sainteté dans le culte, pureté dans la famille, charité dans la société, tels étaient les éléments de la civilisation que Rome chrétienne prêchait et répandait sur la terre.

i Le but que se proposait ainsi la religion était tellement sacré , qu'on ne peut s'étonner de la fermeté avec laquelle elle maintint l'observation de ses lois touchant le mariage. Le roi Edwy d'Angleterre, en épousant Elgiva, sa parente, et Robert de France, en épousant Berthe, sapaient, par leur exemple, l'ordre moral dans ses fondements. Mais lorsque les mœurs s'améliorèrent, et qu'à la licence des anciens temps eut succédé un sentiment de décence qui accompagna l'homme jusque dans ses fautes, et l'empêcba de profaner la sainte familiarité des rapports domestiques, on conçoit que ces prohibitions de l'Eglise, sans être abrogées, durent devenir moins rigoureuses.

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