‹ Rome, complexité et harmonieChapitre 51 sur 73 · Istoria dltalia, VI · texte numérisé non relu

Istoria dltalia, VI

beauté des yeux de don Jules, il entre en colère et surle-champ veut se venger; il le fait chercher, apprend qu'il est à la chasse, monte à cheval avec quelques sbires, l'atteint sur les bords du Pô, dans les bois, et là lui fait arracher les yeux. Don Jules s'associe à son autre frère pour se venger d'Hippolyte qui l'a fait mutiler et d'Alphonse qui ne veut point punir. Longtemps ces frères ennemis vivent côte à côte, la main sur la dague; enfin, les conspirateurs découverts sont jetés au cachot perpétuel. Notre futur prélat n'a encore que quatre ans, mais voilà le milieu de virtuosité italienne où se développe son âme.

Quand son frère Ercole II succède à Alphonse, il trouve dans la nouvelle cour, non plus la cruauté, mais les mêmes traditions de dilettantisme esthétique et moral. Et quand il eut pour belle-sœur Renée de France, huguenote, il y retrouve près d'elle un poète « gallique » qu'il avait connu à la cour de France, et qui avait commis le sacrilège de manger à Paris du lard en Carême, tandis qu'à Rome

... l'on bouffait Des chevreaulx à la cliardonnette.

Maître Clément Marot, laissant là les petits Marotteaux, avait fui les ce sorbonnicques rigueurs, l'ingrate France, ingrate, ingratissime, » et vint à Ferrare, où l'attendait la duchesse tant sage et bénigne ^ Nous

Page 1