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tome l. 3u

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tint du clergé romain trois millions d'écus pour combler les vides du trésor ; il prépara la réorganisationci vile des Etats-Romains, et projeta une confédération italienne dont il décida le Pape à se faire le fondateur et le chef, en lui rappelant l'exemple de plusieurs de ses grands prédécesseurs. Enfin il prononça cette grande parole :1a Papauté est la seule grandeur vivante de l'Italie, la seule qui lui attire les respects de l'Europe et de l'univers catholique.

Les révolutionnaires comprirent bien vite que c'était là le seul homme qui leur serait un sérieux obstacle. Après avoir été séduit dans sa jeunesse par le génie de la Révolution, Rossi avait eu le courage de divorcer publiquement avec elle; il la combattit à visage découvert, et tomba sa victime. Il ne trahit personne ; il ne se vendit pas ; il se donna et se sacrifia. Voilà ce que les révolutionnaires ne lui pardonnèrent pas : se lo erano lerjato al dito, comme on dit à Rome; ils se l'étaientliéau doigt, c'est-àdire ils s'étaient promis de s'en venger. La presse démagogique se chargea d'ouvrir le feu sur Rossi et de préluder par l'insulte à l'assassinat. Sterbini tailla sa plume comme un stylet. Non-seulement les mauvais journaux de Rome, mais ceux de Toscane et de Piémont s'ameutèrent à Terni contre celui qu'ils appelaient straniero, italiano rinnegatoy infranciosato, cosmopolite, uomo di tutti i colore. UEpoca, journal de Rome, prédisait la chute du ministre le 14 novembre \ A toutes ces insultes, Rossi lit ré-

» Nous avons eu entre les mains le recueil du procès fait aux assassins de Rossi. On y raconte la scène nocturne du théâtre Capranica, où le? assassins fureut tirés au sort, et étudièrent leur coup sur un cadavre apporté par un chirurgien. Corse voce che i sicarii studiassero il colpo sopra uno o più eadaveri provveduti a tal fini da un chirurpo délia i-ettn

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