DON GARCIA LOZANO
Saint Charles au Corso.— La Signora Lopcz.— Poésie d'un cuisinier. — Vie privée des Romains. - Un visage d'excommunié. — Histoire d'une Anglaise et d'un Lozano.
Nous avions trouvé un logement dans une petite maison admirablement située, via Ripetta près du port; sous nos pieds le Tibre, à gauche le pont Saint-Ange et le dôme de Saint-Pierre, en face la campagne romaine, à droite les cyprès du mont Mario, mais l'endroit était trop isolé, et nous voici Piazza San-Carlo al Corso ?i°
Nous voyons de nos fenêtres la façade grandiose de l'église nationale des Lombards, saint Charles au Corso. Sa coupole se voit de fort loin et semble presque aussi élevée que celle de Saint-Pierre. L'intérieur est monumental. Dans la iribuna, grande peinture de la peste de Milan, où éclata la charité de saint Charles ; son cousin, le cardinal Federico Borromeo se signala aussi dans une calamité semblable, si bien racontée par Manzoni. Au maître-autel, immense tableau de Charles Maratte, qui y a peint son patron saint Charles présenté par la Vierge au Sauveur. Au bas, des anges soutiennent un cartouche où est tracée la devise du saint, devenue celle de sa fa-