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d'être protestante, mémo avec Henri IV, à qui elle n'accorde le trône qu'au prix d'une abjuration ; elle fonde sur la religion la gloire du siècle de Louis XIV; elle applaudit à Napoléon I" lui rendant le vrai culte et à Napoléon III rétablissant Pie IX sur le siège de saint Pierre, mais elle a blâmé le premier d'avoir enlevé Rome au Pape captif, et le second de n'avoir pas défendu l'intégrité des Etats de l'Eglise.

Charlemagne visita quatre fois la Ville-Eternelle; il y amena son fils Louis-le-Débonnaire, le fit sacrer par le pape roi d'Aquitaine et l'associa à l'empire. Quatre autres descendants de Charlemagne vinrent aussi se faire couronner à Rome : Lothaire Ier, Louis II, Charles-le- Chauve, Charles-le-Gros. Après les Garlovingiens, voici les Capétiens. Rome accueillit le fils de Hugues Capet, le bon roi Robert. Il n'y vint pas en conquérant, mais en pieux pèlerin : c'était une âme tendre, pieuse et poétique. Nouveau David , il chanta sur le trône les louanges du Très-Haut. Nous répétons encore les cantiques composés par ce fils aîné de l'Eglise : son hymne, Vent, Sancte Spiritus, est célèbre par l'élévation de la pensée, la majesté de style et la suavité m de l'inspiration.

Après le fils de Hugues Capet, aucun roi de France n'entra à Rome avant Charles VIII, qui traversa l'Italie en conquérant pour aller faire valoir ses droits sur la couronne de Naples. Le pape Alexandre VI, inquiet de voir les Français en Italie, essaya vainement d'arrêter le jeune roi dans ses projets ; Charles répondit aux envoyés du Pape : « J'ai fait vœu d'aller visiter le tombeau des Saints Apôtres, et je l'accomplirai. « Son entrée à Rome

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