Les Chrétiens et la. scène de ce monde
Sans doute, demander aux adversaires de Jésus- Christ, de lEglise, de laPapauté, leur demander
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d'étudier un peu, c'est leur demander beaucoup, et plus que le grand nombre d'entre eux ne veulent ou ne peuvent faire. Mais dussent-ils tous abjurer toute raison pour servir la passion qui les emporte, nous, du moins, nous aurons consolé et affermi la foi des chrétiens, laquelle est un g-rand élément de la force des choses.
• Dieu a fait aux chrétiens d'immenses privilèges : ce n'est pas le moindre d'être au courant de la scène de ce monde, d'en comprendre les péripéties, d'y démêler l'action de la main divine,, et de pouvoir ainsi s'affermir dans l'amour delà justice et de la vérité au milieu de ces terribles passag-es du mal qui font partout ailleurs fléchir la conscience et jusqu'à la raison. Il y a des désastres horribles à contempler ; l'àme y succomberait et se laisserait entraîner dans l'un des deux abîmes qui creusent inévitablement les g-randes catastrophes sociales : celui du désespoir, ou celui des avilissements. Eclairée sur l'œuvre de Dieu, l'âme du chrétien ne voit plus le mal établir son règ-ne, mais la justice exercer le sien ; et elle peut porter le poids d'un monde qui croule.
{Parfum, I. p. 207.)
Origines du Pouvoir Temporel
Dans cette question du gouvernement temporel des Papes il nous semble que bon nombre d'esprits sans malice se mettent à la torture pour raisonner de travers, et qu'un rien les ramènerait au droit sens. C'est pourquoi nous recueillerons à leur usage, et, Dieu le veuille ! à leur profit, quelques observations sur la puissance temporelle du Souverain Pontife. Ils verront combien ils sont déraisonnables d'en vouloir la suppression.
1° Ils n'y réussiront pas, car cette institution est ancienne et solide, et d'un granit où se sont abîmés sans résultat beaucoup de petits ongles ;
^'^ Elle est trop utile à l'Eglise pour que Dieu ne continue pas d'employer en sa faveur la puissance qui l'a fondée et conservée ;
30 L'humanité en a si grand besoin que, si nos révolutionnaires parvenaient à l'ébranler tant soit peu,
leurs neveux eux-mêmes s'emploieraient à réparer les dégâts.