IMAGE EVALUATI TEST TARGET
pes
nn & (a
@œ [= n z « z = n us z Lu «
o sh 4 - + 2e Z & — ea!" z
abri À un sarcophage de pierre, ou recouvrant une simple excavation creusée dans le tuf : c’est l’'arcosolium. Cette petite arche indique que là a été déposé un martyr.De place en place s'ouvrent des chambres où un groupe de quarante à cinquante personnes pouvait assister à la messe célébrée sur les tombeaux des martyrs. Les plus célèbres sont la crypte des Papes et la chapelle de Sainte-Cécile.. Ainsi, pendant que les hauts lieux étaient envahis par Île prince des ténèbres, les fidèles du Christ descendaient dans Îles eatrailles de la terre, pour y trouver la lumière “ qui illumine tout homme venant en ce monde.” Et les mystérieux refuges créés pour les morts, offrant asile aux vivants, présentaient alors des spectacles à ravir les anges. Ces hypogées s'illuminaient soudain de durtés saintes et joyeuses, et se parfumaient das rapeurs de l’encens ; dans les longues avenues, les foules chrétiennes restaient silencieuses, pendant que dans un carrefour central où tous les regards pouvaient atteindre, se tenait devant un tombeau le pontite romain, le grand-prêtre de la nouvelle alliance. Il était 1à, au centre de la lumière et de l'amour, tandis que la couronne de ses prêtres, de ses diacres, de ses lecteurs, de ses exorcistes, de ses fidèles l’entourait comme une couronne de cèdres sur le Liban. Parfois les hymnes sacrées s'élevaient du sein de la foule, et,
des couloirs profonds, s’échappaient comme d’un orgue
puis la sc et le leur:
relig hom tomb aftroi cime!
Al C’éta canad Agnè Placé lillust avoir que le Aujou fermé de la Renou divin s chrétie:
s’encou comme
nt une solium.
> un ambres rsonnes nbeau x te des endant ice des ans les e < qui Et les nt asile à ravir lain de nt dos ues, les ant que uvaient pontife nce, Il , tandis , de ses atourait Parfois Jule, et, n orgue
puissant de divines harmonies. Tous ces proscrits de
la société païenne éclataient en tr
ansports surnaturels et les corps des martyrs
s Hosaoent d’ allégresse sur leurs couches sanglantes,’
Vous figurez-vous ce que devaient tre ces cérémonies
religieuses au fond des catacombes ?
= hommes, assistant au saint
tombe d'un de leurs frères martyrs, et se préparant À
La foi de ces sacrifice célébré sur la
affronter eux-mêmes la mort, peut-ôtre à la porte du cimetière ?..
Ah ! un jour entre autres, je cr
C'était le 2 avril 1882, Accompagné de deux prêtres canadiens, je m'étais rendu
US en avoir une idée.
aUxX Catacombes de Sainte-
sur la Voie Nomentane, Pour y dire la messe.
la chapelle de n'est pas bien grande, avoir 25 pieds de profondeur et 12 que le corps de la vicrge
Aujourd’hui, il est dans l:
à l'extrémité d'un corridor,
illustre martyre Elle peut
2 de hauteur, C’est 14 a reposé jusqu’au 17e siècle,
a basilique supérieure, ren-
fermé dans une châsse maguifique, Cependant, l'heure de la messe était arrivée. Quel moment solennel ! Renouveler les saints mystères, immoler l’'Agneau divin sur cet autel virginal d’° ons autour duquel les chrétiens persécutés sé
itaient réunis tant de fois pour
s’encourager À Ja mort et au martyre !.. Mon Dieu ! comment exprimer notre émotion !
La messe commence. Sous ces voûtes sombres, dans ce lieu “ muet de lumière,” un profond silence règne
partout. À peine pouvons-nous percevoir le bruit sourd
des voitures et des chariots roulant sur la Voie Nomontane ; puis rien, si ce n’est le son voilé de la petite clochette annonçant l'Elévation et la communion.
O saints ravissements de l'âme! Où vous goûter mieux qu'ici ?
Nous étions remués, attendris... Mais, alors, que se passait-il donc dansle cœur de nos martyrs, agenouillés au pied de ce même autel? Quel devait être leur recucillement ? Ne tenait-il pas de l’extase ?.. Sans doute, et, de cette extase “ terrestre, ininterrompue,” ils arrivaient bientôt à ‘“ l’extase immobile de l’éternité.”
Néanmoins, le témoignage du sang, le martyre, ne fut pas la seule profession de foi des premiers fidèles. Partout sur les murs, sur les tombes, et sur les voûtes des chapelles, ils ont gravé le symbole de leurs croyances religieuses. Aucun artiele du Crer. n’a été oublié, Sous diverses figures, ils ont hauteme:.. proclamé tous les dogmes de notre foi.
Il faut, hélas! nous contenter ici d’en faire une rapide mention.
Dieu, la Trinité, la Foi, l'Espérance et la Charité, tous les sacrements, la résurrection et la vie future, le eulte de la croix, de la Sainte Vierge et des martyrs,
que réfo N char Ce « cata sauv non
Te mont At “Le:
comb indén inabit lappa combe l'oubli élevés rompu mit la dire a:
s, dans règne t sourd omen- petite ll,
goûter
que se souillés re leur .… Sans ue,” ils ernité.??
artyre, remiers , et sur bole de a Crer.
iteme ire une Charité,
ture, le martyrs,
l’invocation des saints, le Jugement, le ciel, le purgatoire et l'enfer, l'efficacité des suffrages, la communion des saints, tout est là, tout.
Quel sujet de consolation pour nous, Catholiques, et quelle éloquente leçon de théologie pour réformateurs de l'Eglise !
Non, l'Eglise n’a pas besoin de réforme ; elle ne change pas, non mutor Elle est une et indéfectible, Ce que nous croyons aujourd’hui, Catacombes romaines le croyaient, sauvés (et qui nous SaU Vera)
les prétendus
les chrétiens des La foi qui les 4 , C’est la foi du Christ, non pas celle d’un moine quelconque !
Telle est la vérité qui se dégage, en lettres de feu, des Monuments des Catacombes.
Aussi, comme l’obsorve si judicieusement Boultroy :
“ Le protestant de bonne foi qui des
end aux catacombes en doit sortir
catholique ; la vérité lumineuse, indéniable crie du sein de ]
mabit ! Et de fait, par permission divine, jusqu’à
l'apparition néfaste de Luther et de C
falvin, les catacombes obstruées et fermées étaient demeurées dans
a muraille, de pariete clu-
l'oubli. Mais à peine les protest élevés contre l'Eglise rom
ants se furent-ils
aine, l’accusant d’avoir cor-
rompu le christianisme rimitif, que la Provid
ence permit la réouverture des e
atacombes ; et l'Eglise put
dire avec autorité aux réformateurs : “ Venez ct voyez !
Le christianisme primitif, il est Ià écrit en caractères authentiques surles tombeaux des martyrs, et ce christianisme est le mien, jusqu’à un iota.”
Pourquoi ne terminerions-nous pas notre pieux pèlerinage par la citation de quelques ravissantes strophes de Mgr Gerbet, auteur de : ‘ Esquisses de Rome chrétienne ?”
Hier, j'ai visité les grandes Catacombes Des temps anciens ;
J'ai touché de mon front les immortelles tombes Des vieux chrétiens,
Et ni l’astre du jour, ni les célestes sphères, Lettres de feu,
Ne n'ont jamais fait lire en plus grands caractères Le nom de Dicu !
Un roc sert de portique à la funèbre voûte, Sur ce fronton,
Un artiste martyr dont les anges sans doute Savent le nom,
Peignit les traits du Chris’, sa chevelure blonde Et ses grands yeux,
D'où s'échappe un rayon d’une douceur profonde Comme les cieux.
Plus Loin, sur les tcm'caux, j'ai baisé maint symbole Du saint adieu,
Et la Palme, et le Phare et l'Oiseau qui s'envole Au sein de Dieu.
Près d’un enfant sans pain, la:mèr°: consternée Restait sans voix,
Et, l'œil brillant d'espoir, de sa main décharnée Montrait la croix!
Et quand l’enfant disait : Le soleil, à ma mère, Astro si beau,
Le.
d'offri fiques grand ct de:
ecclési un de:
PÜniv
actères
> chris-
pèle-
rophes
chré-
DCE
l'eviendra-t-il b'ensit «] auffe: de sa Iumiè:e Mon froi | l ercean ?
Sa mèr: répondait qu’une aurore inconn:1 Fient it luirait,
Et Qu'un ange de Die: sur son aile étendue Le berecruit.
rt
L'eax encré; où l'amour pour les seuls biens de l'âme Sut tout scvffrir,
En vous interrogca it J'ai senti que ma flamm Ne peut mourir,
Qu'à chsqie ctre d'un jour qui mourut pour défendre La vérité,
L'Etre étcrael et vrai P-ur prix du temps doit rendre L’Eternité!
C’est 1à qu’à Chaque pas on croit vo:r apparaître Un trône d’or,
Et qu’en foulant aux pieds des tombeaux, je crois être Sur le Thab:r !
Descendez, descendez au fond des Catacombes, Aux plus bas lieux.
Descendez, 16 cœur monte, et du haut de ces tombes, On voit les cieux!
Le jour de la Purification, il est l'usage, à Rome, offrir chaque année au Souverain Pontife de magni-
fiques cicrges peints ct historiés, Les chapitres des
grandes basiliques patriarcales, des basiliques mineures
et des collégiales, les ordres religieux, les instituts ceclésiastiques et les confréries se font un honneur et un devoir d’être représentés au Vatican. De même, PUniversité Laval de Québec ct nos collèges ne restent
jamais en arrière quand ils peuvent avoir des délégués
auprès du Saint-Père, ce jour-là.
Or, cette année, le Canada, grâce au jubilé épiscopal de Léon XIII qui a attiré dans la Ville-Eternelle un grand nombre de nos compatriotes, a pris une large part à cette belle cérémonie. Pas moins de dix députations canadiennes se pressaient avant-hier dans la salle du Trône, pour offrir à Sa Sainteté, avec le cadeau d'usage, l'hommage de notre amour filial et de notre attachement au siège de Pierre.
À la suite de $S. G. Mgr Bégin, coadjuteur de $. Em. le cardinal Taschereau, et de S. G. Mgr Emard, évêque de Valleyfield, nous avions le bonheur de nous présenter aux pieds de Léon XIII, à peu près dans l’ordre suivant :
Mgr C.-0. Gagnon et M. l'abbé Lortie, (Université Laval), MM. les abbés Palin d’Abbonville et McNaly, d'Ottawa, (Collège canadien). MM. les abbés Réné Casgrain et J. Gignac, (Paroisse de Saint-Colomban, Sillery). M. labbé Primeau, curé de Boucherville, {Paroisse de Boucherville). M. l'abbé Leblanc, curé de Chéticamp, Antigonish, et M. l'abbé Perrin, (Paroisse de Chéticamp). MM. les abbés Allard et Bastien, (Sainte-Cécile de Valleyfield). MM. les abbés Coutu et Auclair, (Collège de Joliette). M. l'abbé Saint-Amour, (Collège de Saint-Hyacinthe). MM. les abbés Magnan
il le Can bien daig béni d’éd L:
l’aug viguc
légués
épiscoernelle is une de dix r dans avec le let de
ur de ymard, e nous
s dans
versité eNaly, Réné mban, erville, uré de aroisse astien, utu et mour, lagnan
et Lapointe, (Collège de Chicoutimi). MM. les abhés Dupuis et Kirouac, (Collège de Lévis),
Quand le Saint-Père vit arriver ce dixième groupe, il leva les mains au ciel en disant : 4 Oh ! ces bons Canadiens... Voyez, ajouta-t.il en souriant, bien une vingtaine ! ”
Cependant, À chac
il y en a
un de nous le Souverain Pontife daigna adresser quelques paroles
bieuvaillantes, Il bénit aussi nos objets de piété,
toutes nos maisons d'éducation, nos familles, nos amis, etc.
La cérémonie dura près de tr
ois heures et pourtant l’auguste vieillard ne manifesta a
ucune fatigue, Quelle
vigueur extraordinaire sous cette frêle enveloppe !
Vive Léon XIII !
ak, go’ "|
caban venirs gloire &“T.
endroi de la Césars,