IX: siècle, Grégoire IV consacrant le Panthéon à tous
les saints, ordonna que dans toute la chrétienté on célèbrerait, le premier novembre de chaque année, une fête qui s’appellerait la Toussaint.”
Ces jours derniers, j’ai visité de nouveau la célèbre
rotonde. En vérité, ses belles proportions ne m'ont
pas ému autant que les deux tombeaux qu’elle renferme, bien qu’à des titres différents.
Sas Jeur saie sur | urne
grav
66 ] d’être mort
Por célèbr derrië
la Pa flétri lentes tions :
année, ( dans le ya scènes 8 coryphé coutumi C’étai
qui d’en
monde.
ne de la l’œil de le soleil nche sa \ grand 1 donne 1 parfois
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rs. Au
n à tous
enté on née, une
célèbre > m'ont lle ren-
Voyez-vous, à
gaïche, la statue de la Madonn Sasso ? Elle
Orne la tombe de R Jeune homme dont on
a del aphaël, de ce divin a pu dire : “Te saient naturellement sous
sur l’oranger.” Se
S madones nais- SOn pinceau comme les fl s cendres reposent dans une belle Nrne en porphyre, et l’on aime À y lire ce dy SrAVÉ par les soins de Léon X :
eurs
stique
Ille hic est R
aphael, timuit 0 R
10 sospile vinct, erum magna Darens, el moriente Mori.
“ Ici repose ce R
aphaël, par qui lan d'être vaincue, qu
and il vivait, et d’ê mort quand il mourut.”
ature craignit tre frappée de
Pourquoi faut.il qu’une
autre tombe, tristement célèbre, ait trouv
é place ici ? Pourquoi a-t derrière le maître-autel, les la Papauté, de Victor, ce « flétri le nom d'Emmanuel ? »
lentes couronnes
-on déposé, restes de l’oppresseur de prince perfide,” qui « Pourquoi aussi e > CCS pompeuses ct provoc tions : Au père de la’ Patrie 2 année, ces démonstr
a es insoantes inscrip- Pourquoi enfin, chaque ations profanes et
antichrétiennes, dans le temple de tons les saints ?
Il ÿ à À peine un mois, on scènes scandaleuse
à renouvelé une de ces s dont les Piémontais et les autres coryphées de l’Ztatia irridente deviennent, hélas ! coutumiers,
C’était le 9 Janvier, anniversaire de la Mort du roi
158 ROME ET JÉRUSALE!f
galuntuomo : une messe de requiem se chantait au Panthéon. Tous les corps de l'Etat, toutes les associations, bannières en tôte, y étaient représentés. Soit ; mais on eut le mauvais goût de travestir une cérémonie religieuse en une manifestation antipapale. Devant l'autel de Jésus-Christ on insulta lâchement son vicaire. Dans une église consacrée, on vit se dresser une bannière sacrilège, portant au sommet de sa hampe la repoussante image de la louve de Romulus foulant aux pieds la tiare, — emblème du pouvoir spirituel du Souverain Pontife. De plus, on avait groupé autour de la bête — le rapprochement est saisissant — les figures de ceux que la police de Rome avait frappés sous le gouvernement des Lapes.… En vérité, comme le faisait remarquer le Moniteur de Rome lVaïir que respirent ici depuis vin gt-cinqans les hommes du nouveau régime, ne semble pas leur avoir développé le sens moral : car, entre les plis de l'ignoble bannière, ils avaient inscrit leur honte: Condamnés politiques pontificaur !
Et, pourtant, vous n'avez là qu’un des mille ‘neidents regrettables qui affigent À tout moment l’auguste prisonnier du Vatican !
Qui ne voit, en observant de près ce qui se passe dans la Ville Éternelle, que la situation faite à la Papauté est absolument anormale ? Quine voit que le double pouvoir à Rome estun contre-sens intolérable ?
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| Le grand Constantin avait bien Compris cette vérité 217 ° mn, ® élémentaire, ansférait sur Son empire,
lorsque rives du Bosphor
MOoËu proprio il tv e le siège de
Pour la parfaite admivist:
que le Pape soit libr de César,
les
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Autrement, quels rivales ct souy
lise, il fant ct ne dépende onflits entre les ent quelles criantes injustices !
point autorités
L'expérience le prouve,
?ar exemple, depuis ] et la violente inst:
allation an Quirinal conque, sait-on tous les
dre sur ]a Ville et sur
Rome n'est 1
a sacrilège 9CCüpation de Rome d'un César quel-
malheurs qui sont venus
fon.l'Eglise ?.. Fe
lus ce quelle était. Les nouveaux hent à italianiser, à vulgariser la cité des Papes.
A Maîtres chere
Et la laïcisation est
à l’ordre du Jour.
Quelle honteu
se métamorphose !
éé Child-ITarold pr
étend avoir ente de la ec
amMmpagne romaine triste et Monotone :
ndu les pâtres
chanter ce refrain sur un air
Roma, Ro ma, Roma, Non e pit come era pr na !
Que doivent-ils donc chanter Maintenant ?
AN frontispice des Couvents on armes du Pape par lé
des Monastdre
à remplacé les Cusson de Savoie,
et à la porte $ une sentinelle, l'arme au bras, vous
crie: ‘ Qui va 12?” Dans les cloîtres, au lieu du susurrement de la sandale monastique, on n’entend que le cliquetis des armes ou les jurons des soldats. Les pieux échos, habitués à redire les Ave des fils de saint Dominique ou de saint François, gémissent au bruit des crosses de fusils tombant lourdement sur les dalles. Les maisons religieuses, si chères à toutes ces familles conventuelles, spoliées et bannies, sont converties en casernes, en ministères, en bureaux de police et d’administration. Ah! si le Dante, le poète au vers qui stigmatise et qui brûle,pouvait voir ce spectacle navrant, comme il redirait encore : “ Le badie sono fatte caverne, les abbayes ne. sont plus que des cavernes.”
Du même coup, quoi qu'on en dise, on a porté atteinte à la liberté de l'Eglise.
L'autorité pontificale est pratiquement méconnue.
Le Pape lui-même est bafoué, dans la presse et dans la tribune.
Le patronat, arbitrairement exercé par le gouvernement italien sur certains sièges épiscopaux, est un attentat, une tyrannie.
Et la Loi des garanties ?... Quel trompe-lœil !
En un mot, le double pouvoir à Rome est un contre-
sens, une anomalie intolérable.
Rome a été faite par les papes pour les papes.
« Elle ne peut pas être abaissée À n'être plus que Île
thé con pas d'It Pap.
arm
vient toire publi Evêg a mis écriva En quelqn à Sas avec u belles publie de l’'En de $, S Ces «
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du susurnd que le Les pieux it Domibruit des s dalles.
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pes.
lus que le
ROME
théâtre vulgaire où Paradent quelques fantoches de
Commande, Non, la noble épouse des Papes ne peut
pas être la fiancée d’un roi d'aventure d'Italie n’a qu'un moyen de se r Pape : c’est de sortir de armes et bag
..... Le roi éconcilier avec le Rome comme il y est entré, ages, par la porte Pic !”
k*% À l'audience pontific
ale, accordée Je 27) G. Monseigneur Bég
in, le Saint-Pire st informé avec le
anvier à S,
— On s'en souplus vif intérêt de l’hisnotre pays.
vient — se toire religieuse de Il s’est réjoui de la Publication des Mandements et Lettres pustorales des Evêques de Québec par Mgr Tôtu et Mer Gagnon, et a mis les archives du Vatican À la di
Sposition de nos écrivains, ajoutant :
“Très bien !. Continuez,”
Encouragé par tant de bienveillance, Mgr Gagnon,
quelques jours après, avait l’heureuse in
spiration d'offrir à Sa Sainteté un mag
nifique exemplaire de son ouv age, avec une lettre vraiment remarquable. C’est une des belles pages de notre histoire. Or, le Moniteur de Rome publie ce soir et la lettre de Mgr Gagnon ct la réponse de l’Eminentissime cardinal Rampolla, secrétaire d'Etat
de $S, S. Léon XTITI,
Ces deux documents ne manquér
ont pas d'intéresser nos chers compatriotes,
Voici in ectenso l’article du Moniteur :