‹ Rome et Jérusalem [microforme]Chapitre 35 sur 101 · ZE · texte numérisé non relu

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demandent laumône, et qui sont l’objet de ma cons.

tante sollicitude. Tu leur diras VOUS, pour que v

Urbain : J

: Cécile m'envoie vers ous me fassiez voir le saint vieillard ‘ai un message secret À lui confier. Quand ils t’auront men auprès de lui, tu lui redir Il te baptise a, @ gneur,”

as mes paroles.

t, au retour, tu verras l'ange du Sei-

Valérien, subjugué par la grâce divine, obéit. Quand le saint jeune homme, dev dans la chambre nuptiale. ;|

tretenait avec Cécile

enu chrétien, rentra

Y trouva l'ange qui s’en-

L'ange tenait à Ja Han deux couronnes de roses et, de lis, Les plaçant sur leur tôte : « Gardez, dit-il, ces couronnes, ct avec elles le cœur

pur at le corps vierge.

Ce sont des rose

s et des lis du pa radis ; Pour vous. Jamais ils ne

parfum ne S’évaporera,

Je les ai cueillis se fancront. Jamais leur

et des yeux chastes pourront seuls les voir...

Bientôt, Tiburce, frère de Valérien, se convertit À

son tour, Tous deux cueïllirent la palme du martyre.

Peu content de ce Premier exploit, le proconsul

Almachius fait traduire Cécile à son tribunal et lui

ordonne de sacrifier aux idoles

où de se préparer À la mort,

Les assistants

» touchés de sa beauté et de s:

pleuraient, Elle leur dit avec un

sa Candeur, sourire céleste : (e)

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bons jeunes gens, ne pleurez ni sur ma beauté, ni sur ma jeunesse, car je ne fais que les échanger contre une beauté meilleure et une jeunesse sans déclin, C’est donner de la boue pour recevoir de l'or.” Plus de quarante crurent et furent baptisés,

Irrité, le procureur condamne Cécile à être brûlée vive.

On Ja jette dans une salle de bains chauffée outre mesure,

Le feu respecte ce corps virginal,

Comme les trois enfants des Hébreux précipités dans

une fournaise ardente, Cécile chantait les louanges du Seigneur.

Sur l’ordre du cruel Almachius, un licteur la frappe à la tête. Trois fois la hache est impuissante à décapiter la douce victime.

La loi défendait au bourreau d’ailer plus loin.

Etendue à demi-morte sur les dailes ensanglantées, Cécile continue son apostolai. Elle convertit les uns et console les autres.

Le troisième jour, le pape Urbain lui-même étant venu la visiter, elle Jui dit : “ Père, j’ai demandé au Seigneur ce délai de trois jours, pour remettre aux mains de votre béatitude mon trésor : ce sont les pauvres que je nourrissais et auxquels je vais manquer,

Je vous lègue aussi cette maison que j’habitais, afin

uté, ni sur contre une ho. (C’est

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Cette Piscine, qui se trouve à la pointe Sud-Oucst

du Mont Ophel, est À jamais célèbre par le miracle de laveugle-né qui alla s’y laver par ordre du Sauveur, et qui devint plus tard un grand & aaint (saint Sidoine.).

| | | Aux premiers siècles du Christianisme, on venait |

se baigner dans la Piscine de Siloé afin d’obtenir lu guérison de toutes sortes de maladies. Une église y | fut bâtie et dédite au Sauveur Jlluminateur. Le | bassin renfermé dans cette église fut environné d’une balustrade et divisé en deux parties, l’une réservée aux hommes, et l’autre aux femmes. Les eaux qui

avaient servi pour les bains s’écoulaient par une

re ouverture dans la piscine du Roi, d’où elles sortaient ll

| Sa ro

| pour aller arroser les jardins.

| Ilne reste plus rien de cette ancienne Basilique, sinon quelques troncons de colonnes en pierre | calcaire du pays, visibles dans la paroi Orientale de (la Piscine. Cette Piscine, qui est à ciel ouvert, a voir lenviron 15 mètres de long sur 4 de largeur moyenne, aspire | Du côté Nord, on voit une arcade avec un escalier ruiné par lequel on descend dans un très petit bassin | où débouche le canal qui vient de la Fontaine de la Sainte Vierge. Ce canal présente ici une hauteur de

plus de seize pieds. -(Guide Indic.).

qu'elle soit par vous

consacrée en église, et qu’elle Jus devienne À jamais Un temple du Seigneur,” Ayant ae ainsi parlé, elle rendit son Âme à Dicu ! ‘ | us Est-il besoin d'ajouter que Je suis venu célébrer la sr sainte messe sur son tombeau ?...

| Près de Ja sacristie, un sombre couloir donne sur enaît |

l'antique salle de bains,

le caldarium, théâtre du glorieux martyre de la sainte,

ir la

Le pavé est le même

lise y | qu'autrefois. Sous une grille en fer, voyez l’une des Le: chaudières, et, tout autour de Ja salle, les restes des l'une tuyaux de plomb et de terre cuite*qui conduisaient la ervée vapeur.

x qui Vers la fin du XVIe siècle, on ouvrit pour la une! première fois le tombeau de sainte Cécile. Revôtue de , | , D] LA ® aient | sa robe brochée q or, étendue sur le côté droit, les bras | affaissés en avant qu corps, la tête inclinée, avec une u large cicatrice an cou la vierge semblait respirer encore, lique, ® : we pierre “ L’habile cisean Etienne Maderne en a éternisé ile de la mémoire dans un Marbre virginal qu'on ne peut oir à l’autel de Ja Confession, sans éprouver des ert, a "9 ’ l ?

in aspirations angéliques,” calier Tous les arts Jui rendent hommage, bassin On lui donne des traits touchant.

Raphaël a peint son image, de la D'après ses chants. ur de sh

1—Actcs de sainte Cécile.

Une auréole est sa couronne, Un luth est sous ses doigts sacrés !

Sainte Cécile est la patronne

Des inspirés,

Le poète a raison ; comme tout était beau, parfaitement beau en elle, Cécile méritait d’être la patronne des beaux-arts. Depuis plus de trois sièeles, elle est la reine de l'harmonie ; elle le sera toujours.

Les collines de Rome, comme les montagnes de la Judée, ont leur histoire, leurs souvenirs, leur impérissable célébrité. Tels le Vatican, le Palatin, le Capitole, l'Esquilin que vous connaissez. Gravissons aujourd’hui les pentes abruptes et les rampes sinueuses de l’Aventin, dont le nom signific séjour d'oiseaux.

Dirarun nidis domus cpportuna volucr um.

Te sanctuaire de KSainte-Sabine, berceau de la

famille dominicaine, est bâti comme un nid daigle

au sommet de cette mystérieuse montagne. LA, s’éle-

vaient jadis les temples de Jupiter, de Junon et de

Minerve.

Au commencement du Ile siècle, une noble matronc romaine, Sabine, avait sa demeure sur l’Aventin. Devenue chrétienne, elle y subit le martyre sous l’empereur Adrien : on lui trancha la tête.

Les Souverains Pontifes entourèrent d’honneurs son

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tombeau, Cependant, l’une des gloires les plus éclafantes de Sainte-Sabine sera d'avoir été ln première

maison où l'ordre des Frères Prêcheurs a été défini.

tivement constitué, Et, à la suite de saint Dominique,

que d’illustres Personnages séjournèrent ici ! Saint François d'Assise, saint François de Sales, saint Raymond de Pennafort, saint Thomas d'Aquin, saint Hyacinthe, saint Ceslas, saint Pie V, et, plus tard, le prince de l’éloquence, Lacordaire, qui avbora hardiment à Notre-Dame de Paris le glorieux froc de saint Dominique ct restaura en France l’ordre des Frères Prêcheurs.

L’antique Église est Partagée en trois nefs par vingt- Quatre colonnes cannelées, de marbre de Paros, 4 cha- Piteaux corinthiens,

Dans la chapelle de Saint-ILyacinthe, Vous pouvez admirer le chef-d'œuvre de Sassofcrato : Lu Vierge au Rosaire, Marie, du haut du ciel, tient l'enfant Jésus qui se penche vers saint Dominique à genoux ; celuici offre À Jésus le Rosaire qu'il vient de composer, et Jésus le donne à sainte Catherine qui lui montre ses mains stigmatisées 1,

Il faut voir aussi la chambre de saint Dominique, et —

1—On peut voir une belle reproduction de ce tableau dans Ja basilique de Québec : la Vierge où Rosaire fait le pendant à la Communion de saint Jérôme, — grâce au bon goût et à Ja libcralité de M. Faguy, curé de Québec,

celle de Pie V, dans laquelle fut révélée au grand pape dominicain la brillante victoire de Lépante,

Dans le jardin du monastère, j'ai cueilli une bonne provision de feuilles sur le célèbre oranger planté par le saint fondateur, Détail saisissant : “ Quand le Père Lacordaire vint faire son noviciat À Sainte-Sabine, un nouveau rejeton sortit du tronc six fois séculaire, Actuellement, il s’élance vigoureux vers le ciel à côté de la tige principale : image frappante de la branche dominicaine française s’élevant, elle aussi, pleine de vie, à côté de la tige italienne, la tige mère.”

Maintenant, si vous êtes poète, venez un peu plus loin contempler le panorama qui se déroule devant nous, dont

monte, se heurtent contre les débris du pont qu'Ilo-

Au pied de la terrasse du jardin, voici le Tibre,

les ondes dorées, les plus historiques du

atius Coclès défendit seul contre l’armée de Porsenna : au delà, étincelle la coupole de Saint-Pierre ; plus à droite, la ville tout entière, “ ruisselante de lumitre et

de rosée comme une reine couverte de pierreries.”?

Le Janicule a aussi ses traditions et ses gloires.

On voudrait — ce qui est bien contestable — que saint Pierre ait été crucifié sur le sommet de cette montagne, dont le sable jaune l’a fait surnommer Mont d’or.

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Quoi qu'il en soit, le

Monastère et l'église Onufre, sur

le versant oriental, et authentiques souvenirs,

de Saint-

possèdent de précieux

Un poète mallicureux et sympathique, le 1

lasse, y Passa les dernières années de sa vie,

Quelle existence tourmentée que la sier re !

Né à Sorrente en 1544, Torquato 1

étudier le droit à Padoue, I] renoncça bien: :

» 8 livra avoe ardeur à]

à) 4 e ’ LES tait HPETE

À «ette science aride

à poésie, et composa à 18

ans un poème chevaleresqne : Renaud, qui

tixa sur lui l'attention.

Ïl songeait dès lors à écrire son immortelle épopée, capable d'illustrer un siècle, lorsque Alphonse II l'appella à Ja cour de Ferrare,

De Ià, il Passa en France, Puis revint en Italie,

fit jouer son inimitable poème pastoral : l’4 minta, et ter

mina en 1575 l'œuvre capitale de sa vie : la .Jé

r'usalem délivrée,

“Jamais sujet ne fut mie et événements ne fure que ceux de la pre

ux choisi ; ar jamais héros

nt plus Prodigieusement piques mière croisade. Combien pâlit la guerre de Troie devant la guerre de Jérusalem ! Qu'’est- ‘€ que cette petite bande

"ne querelle vulgaire

de guerriers grecs vengeant autour d’une ville

si On les compare À ces multitudes de 1 chant À]

sans sOUVenirs,

"Occident marot

à conquête du tombeau de Jésus-Christ

s’abbattant, terribles, autour de la ville sainte pour

venger les droits de Dicu ?.….

“ Dans la peinture de l'héroïsme guerrier et chevaleresque, le Tasse est inimitable. Si la plupart de ses héros ne sont qu'une transformation des héros d’'Homère, cette transformation ressemble À une création nouvelle. La vertu de ces preux nous attire, nous les fait aimer. Quine préfèrerait Renaud à Achille? Où trouver dans l’antiquité un héros comparable au généreux Tancrède ou à ce vieux comte de Toulouse qui a gardé sous ses cheveux blancs toute la bravoure et l’ardeur de son héroïque jeunesse ? Quel poète ancien a fait une peinture comparable À celle de Godefroy de Bouillon, type immortel de foi, de vaillance et d'humanité qu'un

poète chrétien était seul digne de concevoir et de faire

revivre ?...

“ Malheureusement, le Tasse n'a pas su s'emparer de toutes les grandes pensées et de tous les grands sentiments qu'une méditation plus profonde et surtout un sens plus chrétien pouvaient lui fournir, Il semble qu'il aurait dû chercher dans la Bible plutôt que dans lIlliade l'inspiration de son pobme...Chacun de ses pas sur cette terre bénie (le Palestine) pouvait lui rappeler les mystères de Ia foi chrétienne : les hautes cimes du Liban et les sommets gracieux du Carmel

pouvaient encore résonner pour lui des chants des pro-

av res Sal mi (1 bib.

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