PAR
Ce caractère profondé
ment religieux des Italiens donne à leur langage un cachet particulier,
Ainsi, quand un Français s'écricrait : lu vilaine affaire, labominable affaire ! l'Italien, lui, dirait: quale benedetto affare ! — Un pauvre diable se dit ici: vn° Povero eristiano, = Un mari détestable: un’ benedetto marito !,.,,Charmant ce beneidetto, n'est-ce pas ?
Vous le voyez, ces messieurs bénissent quand nous maugréons,
Mais, qui ne sait qu'il y a des taches jusque dans le soleil ?
Or,
Suivant mon naturel, je hais tout artitice, Je ne puis déguiser la vertu ni le vice,
L'Italien a le sang chaud, Il est prompt, vindicatif. Ne le poussez pas à bout. LA où l'homme du Nord se contenterait de donner une gifle, il donnera, lui, un coup de poignard.
Quoi qu’il en soit, on a exagéré la passion de l'Italien pour la vendetta ; et aujourd’hui, si un Italien pardonne difficilement, il tue plus rarement encore.
On n'est donc pas obligé de prendre à la lettre l'épigramme suivante :
Je rends grâce au ciel de n'être pas Romain Pour conserver encore quelque chose d'humain,
Au surplus, un des traits caractéristiques des habi-
tants de la Péninsule, c’est le goût et le culte des arts.
Disons à leur louange qu'ils ne connaissent guère, À
la vilaine
irait: quule dit ici: un’ x’ benedetto as ?
quand nous
ue dans le
vindicatif, ie du Nord
mnera, lui,
de l'Italien talien par- 20re.
ettre l’épi-
in, , des habie des arts,
t guère, À