‹ Rome et Jérusalem [microforme]Chapitre 54 sur 101 · PA · texte numérisé non relu

PA

l’encontre des gens du N

ord, que ‘ l'ivresse de l’e et du cœur,”

Ils se grisent d’ musique, rarement de vin, leurs immortels chef

amour, de poésie et d Ils se passionnent pou s-d’œnvre de sculpture reste indifférent devant

de Raphaël, un Moïse de Michel

Titien, de Vinci, de

ture, Pas un ne une Vierge

Véronèse, etc,

Souvent des alets, des cicéroni, des

tonneront par leur appréciations enthousi

gardiens de musées vous

8 Connaissances, leurs astes, mais justes,

Les Italiens sont «les artistes,

Et puis, écoutez-les :

leur langue est e ment music:

ssentielleile : c’est un chant

» Une mélodie. Plus que

inagé, poétique, brillant comme Pays,

cela : leur langag le beau ciel de | Habitué:

doux, sua

ne heure à n’entendre que des

; harmonieux, de tout ;

usiciens, virtuoses ou instrumentistos,

sons eunes enfants se révèlent Mais abrégeons, itre que l'Italie à produit, en musique, de d'œuvre que lui envient les étrangers, aucun peuple an monde ne l’a Surpassée dans l’art de ln de la sculpture, |

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Peinture et

Et ce culte du beau, de lidé:

le poursuivre parte at,

il, ces artistes semblent

La x)

sprit

et de pein-

-Ange, où une toile du

Examinez en effet leurstravaux, vous serez charmés, avis.

En 1881, j'ai eu l'avantage de visiter, à Milan, l’exposition industrielle nationale ; on eût plutôt cru à une exposition de beaux-arts, tant la finesse du travail et la richesse du dessin étaient irréprochables, parfaites, Le terrain de l’exposition me parut comme un immense musée d'architecture, de sculpture et de peinture.

Dans les diverses salles que j'ai parcourues à loisir, le matériel des chemins de fer et de la navigation, les tissus de toutes sortes, les instruments de musique, les appareils scientifiques et de précision, l’horlogerie, la bijouterie, la carrosserie, les mosaïques vénitiennes, florentines ou romaines, mêm: les instruments agricoles, en Un mot, tout rivalisait de beauté et d'élégance, tout.

Mirabile visu ! ‘

Entre autres souvenirs, je me rappelle que, dans ln galerie affectée à l’agriculture, une œuvre d'art attira mon attention. J’approchai de très près pour mieux voir cette merveille. Quel était donc ce chef-d'œuvre, cetté machine si belle, si gracieuse?.…. C'était tout simplement une couveuse artificielle !... oui, une poule gigantesque qui fait éclore, dit-on, 90,000 poulets par année !

Et voilà comment les Italiens savent mêler l'utile À l’agréable : utile dulei.

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Vraiment, on serait tenté d'appliquer

à ce peupleartiste ce que le poète dit de l'oiseau l

Et même quand i] Marche, on sent Qu'il a des ailes.

Eu somme, il ressort de nos Observations que si ce

peuple privilégié a ses défauts, comme tout autre peuple, il a aussi d’incontestables qualités ; s’il est un peu mou, énervé, nonchalant, sa foi est toujour

S vive, ardente, ex Jansive ; s’il ne brille , ,

PAS par son commerce ct son industrie, il éblouit par sa langue enchanteresse et les plus belles Productions du génie humain: s’il n'est pas riche, il a la religion Pour se consoler et un printemps continuel Pour jouir de son dolce far niente, Enfin, il peut être content et fier de soi-même, ce

ar son histoire est gloricuse, Dans le passé, c’est l’ensemble des guerres heureuses et des conquêtes providentielles qui ont fait de l'Italie la maîtresse du monde ;

ensuite le choix de Rome comme siège de ]

c’est à papauté, cette puissance morale qui a remplacé chez elle la brutale puissance des armes ; dans le présent, c’est la ferme conviction que Rome restera à Jamais la Ville

Eternelle du vicaire de Jésus-Christ le centre de Puni- ?

vers Catholique, et le Phare lumineux qui éel monde et le sauvera !

airera le

Sous le portique de Sainte Murie-in-Cosmedin, on

voit un grand disque À figure humaine,

un masque

colossal en marbre veiné dont la bouche est entr'ouverte ù c’est la Bocca della Verità (la Bouche de la Vérité). D’après la tradition populaire, ce masque servait d’épreuve aux citoyens accusés de mensonge, sous la République. Malheur à eux s'ils étaient coupables ! ar ils ne pouvaient plus retirer la main de la bouche fatale.

De siècle en siècle, les mères répètent à leurs enfants cette histoire de croque-mitaine. Et, au moindre soupçon de mensonge, elles les menacent de la terrible mâchoire de la Boca. Les bambins en rient, mais arement osent la braver : ils consentent plutôt À faire des aveux.

“Mais, comme l’observe M. Latond, la véritable Bouche r'e la Vérité À Rome, c’est la bouche du Souverain Pontife, cette bouche qui suffit au monde, 0s orbi sufficiens.

“ Pie IX a dit un jour que si la sincérité disparaissait de la terre, elle devrait se réfugier dans le cœur d’un Pape. Le livre des proverbes assure qu’une lèvre menteuse nesied pas à un prince (Prov. 17-7.). Combien de princes, à ce compte, ne méritent pas de l’être, tandis que le Pape à une parole qui est toujours l'expression

de lu vérité divine.

“ Les protestants eux-mêmes ont almiré l'attitude

énergique qu'a gardée Pie IX devant le mensonge

entr'ouverte ; le la Vérité).

sque servait onge, sous la t coupables !

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Diocésarée (Séphoris). J oseph commença par Tibé-|

l'emplacement de la maison de la belle-mère de\ saint Pierre,

sept ou huit pauvres cabanes bâties en pierres sèches ! On les trouve quelquefois occupées par des Bédouins.

| espace considérable, principalement sur Ja plage le long du Lac. (Guide Indice.)

| qt | donnes la mort à notre Maître chantre, par une insolation

Capharnaüm, où Notre-Seigneur opéra tant de:

ac de Tibériade, Sous les Romains, elle était con-

de, puis il construisit une belle Basilique sur Capharnaïm (l’orgueilleuse) possède aujourd’hui

Les ruines de Capharnaïüm s'étendent sur un

Nora—Les Pères de Terre Sainte allaient autrefois, chaque || née, à la Fête desaint Pierre, en Pèlerinage à Capharnaüm. OUS aAVons fait nous-même ce Pèlerinage en l’année 1882, à 1 régnait alors sur cette plage septentrionale du Lac faillit

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Capharnaüm (l’orgueilleuse) possède aujourd’hui Rom

sept ou huit pauvres cabanes bâties en pierres sèches ! Lo

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espace considérable, principalement sur la plage le | L god long du Lac. (Guide Indic.). Gré

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Nora—Les Pères de Terre Sainte allaient autrefois, chaque C’e: année, à la Fête desaint Pierre, en Pèlerinage à Capharnaüm. = Nous avons fait nous-même ce Pèlerinage en l’année 1882, à || lui le : notre retour du Canaëa en Terre Sainte. La chaleur excessive || qui régnait alors sur cette plage septentrionale du Lac faillit || dbnes la mort à notre Maître chantre, par une insolation || foudroyante ; et nous dûnies quitter ces ruines en fuiyatn et ||

sans avoir chanté les Prières Liturgiques.

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armé, devant la calomnie politique pleine de haine ct d’astuce, Voyez comment il à confondu d’un mot tous ces faux témoins, qui avaient osé venir déposer leurs mensonges diplomatiques à la face de celui qui est sur la terre le représentant suprême de la vérité ! ”

La bouche de la vérité ! west encore le haut enseignement théologique et canonique donné À Rome sous les yeux et la direction du vicaire de Jésus-Christ.

Parmi les universités pontificales, il faut mentionner avec honneur l’université Grégorienne, l Apollinaire,

la Propagande, la Minerve, ete.

On pourrait les qualifier d’œcuméniques à cinse de l'universalité des mativres qu'on y enseigne, et des

élèves qui en suivent les cours.

Presque tous les pays de l’Europe ont fondé, à Rome, un séminaire national,

Le séminaire français, près du l’anthéon, est aujourd'hui l’un des plus vastes et des plus beaux que possèdle la Ville-Eternelle. 11 compte annuellement 80 à 90 élèves, dont les succès aux concours (le Puniversité Grégorienne et de l’Académie de Saint-Thomas font là joie et l’orgueil de la France catholique,

C’est aussi avec une vive satisfaction que je salue ici le séminaire canadien, À quelque distance du Quiri-

nal,

Fondé en 1887-88, par MM. les sulpiciens de Mon-

270 LOME ET JÉRUSALEM tréal, ce superbe collège fait grandement honneur À notre pays. Nous y avons aujourd'hui une trentaine de nos compatriotes qui vont puiser ainsi, aux sourees les plus pures, les sciences sacrées, Or, chaque année, de brillants examens prouvent hautement que la Nou-

velle-France est Gigne de la mère-patrie !

CE

Le 19 février 1893 restera désormais historique, ïette date mémorable redira aux âges futurs le glorieux anniversaire demi-séculaire de la consécration épiscopale de $S, $, Léon XIII,

Ainsi, hier, la solennité de la messe jubilaire a eu lieu dans la basilique de Saint-Pierre,

Quelle fête grandiose !.... Rome a vu ce jour-là le plus beau spectacle qu’on puisse imaginer. Déjà de son temps, Virgile appelait Rome “la plus belle des choses,” rerum pulcherrima Roma. Qu'eût-il dit s'il avait contemplé comme nous cette même ville, se révélant non plus seulement comime la métropole du puissant empire romain, mais comme la cité des papes. la ville par excellence, Urbs, la capitale de tout l'univers catholique !.

Et voilà pourtant ce que nous avons admiré dimanche dernier. Le Vatican, plus que jamais, a éclipsé le

Quirinal. Pour la deuxième fois depuis einq ans,

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l'anguste Prisonnier du Vatican a va les rois ct les

nations de Ja terre former autour de sa tiure une glo. ricuse “ouronne, et déposer la chrétienté Le voile de

depuis vingt.de

à ses pieds l'hommage de deuil et de tristesse qui, UX ans, plane sur ln p

äpauté captive, s’est déchiré Un instant. à

Pendant toute la m 880 Jjubilaire, la Rome Portifieale

CoUS Gst apparue dans tout l'éclat de sa gloi à :

un vulcherrima Roma !..

Faute de temps, je ne 1 , helas ! qu'indiquer bien Succinctement les Principaax détails de cette incomparable fête,

Ainsi, dimanche, aux Premiers rayons de l'aurore,

jà vers Ju basilique Vaticane, Un détachement de troupe

On s’acheminait dé

S— seul hommage rendu par le gouvernement Ursurpateur à la grande manifestation Police auprès de l'obélisque de aissait passer

Papale — faisait la

Saint-Pierre, et ne l que les personnes À 9 heures, près de 60,000 pèle.

rins remplissaient la basilique, et des Millicrs d'autres durent rebrousser chemin,

munies de billets.

J’eus le bonheur d'occuper

Une tribune, en face de la confession de Saint-Pierr ,, et à quelques Pas seulement de l'autel Papal où le D) 'UVerain-lontife devait célébrer la sainte messe,

Le coup d'œil était superbe,

Tout À Coup les chantres

de la chapelle Sixtine attaquent le motet « Tu es Petrus

” pour saluer Parri.

vée du Saint-lère. Tous les yeux se tournent du côté

de Ja chapelle de la Péetà, par où Sa Sainteté devait

venir, On l’aperçoit enfin porté sur la Sedia geslatoria

au milieu des flabelli.. Aussitôt une immense acclama-

tion mille fois répétée retentit et couvre complètement

la voix des chantres, C’étaient des vivats enthousiastes, formidables, indescriptibles. Et pendant que Léon XIIT, visiblement ému, levait sa main tremblante pour

nous bénir, les cris de joie et d’amour redoublaient d'intensité,

Le calme ne s’est rétabli « u’au moment où le Saint-

Père, descendant de la Sedia, est venu devant l'autel

papal commencer la sainte messe,

Alors, les chantres de la chapelle Sixtine, sous la

direction de leur célèbre maëstro Mustafa, exécutent avec entrain les versets du Psaume : “ Jubilate Deo omnis terra, cantate et exultate et psallite ! Un autre

chœur, composé d’enfants et placé dans une galerie de

la coupole, À 325 pieds de hauteur, répond au premier. £ , 9

L'effet en est saisissant : on dirait un écho des concerts

angéliques. Aussi bien l’illustre soprano Moreschi,

qu'on appelle l’Ange de Rome, est là-haut !

À l’Elévation, des artistes également placés dans , 2 [=]

cette gaierie aérienne, exécutent, avec des trompettes

d'argent, une admirable symphonie. Encvre quelques

Al

morceaux de chant, et enfin, à ‘ ? ,

l'issue de la messe, le

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Saint-Pére, debout au pied de }’ Deum. Te chœur d alterne avec le peuple

autel, eutonne le 7% e Mustafa Continue le verset et + Non, jamais l'hymne d'actions

u plus belle que sous les voûtes à basilique Vaticane :

de grâce ne m'a par harmonienses de Il

Sur le point de se retirer, sur la Sedia, le front ce du temple, il s’arr

le Souverain Pontife monte int de la tiare. Arrivé au milieu ête. Après avoir la bénédiction solennelle, entr’ouvre les bras,

récité les prières de il se lève avec majesté, et d’une voix forte, distincte, Prononce la formule sacrée, Ce fut, alor

s et sur tout le Parcours du cortège papal,

une nouvelle acclamation, une ovation spontanée, irrésistible, telle

que les souveains couronné

s n’en reçoivent pas de

plus vraie, de plus sincère, de plus filiale, de plus

enthousiaste !

Ah ! pour nous comme pour Sa Nainteté, jour restera une date Dé d'espérance :

ce grand nie, inoubliable et pleine hœc dies erit in Monumentum !

Longue vie à Léon XIIT ! Puisse-t-il voir le Prochain de l'Eglise et de la Papauté, Son pontificat glori et d'éclat !

triomphe sur lesquelles

eux et fécond a jeté tant de gloire

Ajoutons que Léon XIIT Partage restreint de pontifes l'honneur et ] eu ses

avec un nombre à consolation d’avoir noces d’or épiscopales, Avant lui,

Quatorze

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