‹ Rome et Jérusalem [microforme]Chapitre 56 sur 101 · VUE DU LAC DE TIBERIADE · texte numérisé non relu

VUE DU LAC DE TIBERIADE

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ROME ET JÉRUSALEM 285 ment la pente dans Ja direction de Métaponto et de Tarente,

Revenons au point de départ, Au sortir de Ja gare, le Vésuy e, à gauche, est coiffé de SOn capuchon.” Une épaisse fumée avec des scories enflammées s'échappe de son énorme cratère et fuit vers Je nord ; sigue de MaUVais temps, d’ après les Napolitains. Cette année, chose extraordinaire, la neige à couvert le Vésuve Pendant dix jours. C'était tout à fait c ‘urieu x de voir le feu et la fumée sortir de ce mont blanc improvisé, Soit ; mais Jamais, À mon avis, le Vésuve n'avait eu une Meilleure occasion de se coiffer alors de

son “capuchon,” bariolé de rouge et de noir...

À quelque distance, nous distinguons les ruines de Pompét et les vestiges de ses anciens quais, Car la Méditerranée baignait jadis le pied de ses murs, Depuis, elle s’est retirée à une notable distance et notre chemin de fer Court sur ses grèves desséchées, Aujourd'hui, le figuier, l’oranger et le citronnier remplacent laleyop, le varech et les Coquillages, Les vignes abondent également Partout,

Salerne nous apparaît bientôt, au iilieu de ce jardin

de délices

ati la route, avec ses nombreux tunnels et

ses Cchappées de vue sur Ja plaine éblouissante de la

mer où ses coteaux où grimpe la vigne et que couron-

nent des châtelets, rappelle assez bien la Corniche.

Mais, en ce moment, nous pénétrons dans les terres et fuyons vers l'Adriatique, en gravissant peu à peu la montagne, Rien de plus pittoresque. De chaque côté de la voie, les ramifications des Apennins aux ceimes capricieuses découpent sur le ciel une ligne brisée qui ondule comme la mer... Ce sont des cônes, des pies escarpés couverts de neige, puis des gorges profondes, des ravins où bondissent des torrents, et plus loin des plateaux incultes où de gras pâturages. Jei, le grain fait très bien ; mais l’Ttalie manque de bras : l'émigration est une plaie comme son armée !

À partir de Portenza, nous descendons avec un vitesse vertigineuse le versant oriental. Le littoral de l'Adriatique est aussi riant et aussi fertile que celui de la Méditerranée, Mais abrégeons.

À six heures et quart, nous sommes À Brindisi où Brindes, l'antique Brundusium dont le nom est souvent cité dans l’histoire des guerres de Macédoine, de Grèce et d'Asie, Nylla, Cicéron, Pompée, Horace, Mécène y séjournèrent tour à tour. Virgile y mourut lan 19 avant J.-C, Pourtant, cette petite ville perdait déjà de son importance... Peu pittoresque, avec des coilines sans relief, Brindisi et ses environs méritent plus que jamais cette description peu flatteuse due à la plume de l’auteur de l'Ænéide :

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Le même soir, 25 février, bord du Poséidon gnie Lloyd :

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(dieu & CoMpaà trois heures et quart,

andrie.

ancre-et voguions vers Alex

Vers huit heures du m

atin, nous :

les côtes d'Italie

iPercevions encore * aUXquelles un soleil Éblouissant donnait une teinte argentée,

Température superbe,

Le 27 au Matin, voici À gauche les hauteurs de l'île la côte de Zante

bientôt les mont

Céphalonie, aux blanches falaises et agnes du Péloponèse. L’arrête aïlor.

gée du Rhôme en constitue le point

enlminant. Plus en arrière, Ja longue chaîne de Taygète se dresse fièrement avec tous les Souvenirs de Sparte, Vers midi, nous doublons

le Métapan, le Cap le plus méridional de tout le Continent européen, À une heure, nous sommes en vue de l’île de Crôte où Candie, Ses Montagnes, comme les l la Grèce, sont couvertes

lus élevées de s de neige, L'une pieds de hauteur,

d'elles a 8,000 — On dit que cette île est très richo, Le raisin de Corinthe, avec tous les

fruits tropicaux, article de

est son principal Commerce,

— Les Crétois sont des hommes bien faits, de hante taille, forts et vigoureux comme tous les Montagnarls,

Malheureusement, les Turcs et les Grecs persécutent

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ces héroïques chrétiens... Comme l'Eglise souffre, surtout en Orient !

La mer est calme, tranquille, rien n’en ride la surface : c’est le Saint-Laurent par un beau jour de juillet. En vérité, nous sommes plus heureux, plus heureux sous ce rapport, que l’apôtre saint Paul qui, se rendant de Syrie à Rome, après en avoir appelé à César, subit ici une violente tempête, (Actes des Apôtres 27, 7, 20). Le récit sacré nous apprend que, cherchant un abri pour sa frêle embareation, le batelier contourna la côte orientale de l’île (vers le cap Salmone), mais fut rejeté par le vent contraire l'Æucolydon À l'île Claudia (auj. Gavdo) et enfin alla faire naufrage sur les brisants de Malte. Il est vrai que tous se sauvèrent suivant la prédiction de l’apôtre, mais je n’aimerais pas À tenter l'épreuve !

À trois heures, nous passons près de Gavdo, habité

par de hardis pêcheurs, des chasseurs émérites et

habiles marins.

Maintenant, nous perdons la terre de vue.

Le 28, temps magnifique, soleil radieux, ciel et mer

d'azur. Je ferme à la hâte cette lettre déjà trop longue

Vo d'œil cette

d'Itali

et vous dis : Au revoir dans la terre des Pharaons.

ouffre, surtout

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le juillet. En heureux sous se rendant de Yésar, subit ici 27, 7, 20). Le & un abri pour urna la côte aaïs fut rejeté l'île Claudia ur les brisants ent suivant la

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