HI HI
il 11} | Î HIHI ju
” > er © un © ë m m # ® = >
| ments antiques.
LÉGENDE
La Mosquée p'Omar.—Anutrefois et jusqu'à la ruerre de Crimée, il y avait peine de mort pour tout Chrétien qui aurait osé franchir son enceinte. La Mosquée d'Omur, bâtie sur l'emplacement du
Temple de “alomon, s'élève sur une plate-forme de
6 à 15 pieds de haut et de 2000 pieds de pourtour, Cette plate forme s'élève, à son tour, au centre d’une immense esplanade, parfaitement nivelée, de 1600 pieds de longueur moyenne, sur 1000 pieds de largeur, etentourée d’un mur de soutènement, aux proportions colossales, !
Ce splendide monument se compose de deux enceintes octogonales de forme concentrique, et d’une troisième de forme circulaire. Les plaronds sont À caisson, et la coupole est soutenue par deux rangées de piliers et de colonnes qui partagent le monument en trois parties. La première enceinte est limitée par le mur extérieur de l'édifice dont less piliers, à l’intérieur, sont placés à l’opposite des 8
angles du bâtiment. Entre ces piliers sont placées 16,
colonnes, portant des arcs en plein-cintre et couverts | de mosaïques. Ces colonnes, monolithes, du plus beau marbre, sont toutes de hauteur et de module | différents. Elles proviennent évidemment de monu-|
La deuxième enceinte est séparée, du côté de son | plus grand pourtour, par les piliers dont nous venons de parler ; et, du côté du centre, par 4 piliers et 12 colonnes de même matière et de même forme que les précédentes. Une beile grille en fer occupe les espaces vides entre les colonnes et les piliers sur| lesquels repose la vaste coupole.
1—Nous avons mesuré nous-même une pierre d'angle,
d’un seul bloc qui a #8 pieds de long.—Nous publierons une longue étude sur la Mosquée et sur le Temple.
usqu'à Ju pour tout inte, La ‘ment du -forme de pourtour, ntre d’une , de 1600 le largeur, roportions
de deux |
rique, et s platonds par deux rtagent le iceinte est dont les8 site des 8 placées 16 t couverts , du plus
le module | de monu-|
Ôté de son |
US venons liers et 12 forme que
occupe les | piliers sur
rre d'angle,
lierons une
qui profanaient la maison de Dieu et «6
en faistient une
caverne de voleurs ?” De même, entendez-vous, au
jour des palmes, les acclamations du peuple le recevant
triomphalement aux cris d'Hosanna ? = Néanmoins,
comme quelques jours plus tard la colère de cette
même foule en délire devait se torse contre le Christ et causer sa mort, ainsi, Pan TC de jh ‘hrétienne, lu colère divine devait S’appesantir sur
détruire de fond en comble, Bie, l’apostat veut-il le rebâtir, en x sent-ils contre l'arrêt de Dieu,
“pierre sur pierre ” !.. Par contre, les mahométans
que ne regardait pas cette malédiction prophétique — Ont pu construire, à
temple et le plus, ca vain Julien ain es Juifs se redres-
non, il n’en reste pas
sa place, une mosqnée qui continue à faire la rage et le désespoir des fils d'Israël. Pleure, Jérusalem ; pleure, eité perfide,
Des prophètes divins, détestable homicide,
De son amour pour toi ton Dieu s'est dépouillé, Ton encens à ses Yeux est un ence
ns souillé, Où menez-vous ces enfants ct ces femmes ?
Le Seigneur a détruit la reine des cités.
Ses prûtres sont captifs, ses rois sont rejetés ;
Dieu ne veut plus que l’on vienne à ses solennités, Temple, renverse-toi, cèdres, jetez des fl Jérusalem, objet de ma douleur,
Quelle main en un jour t'a ravi tous tes charmes ? Qui changera mes Yeux en deux sources de Pour pleurer ton malheur ?
ammies !
larmes
Mais on conçoit facilement quel attrait exerce sur l'esprit de l'observateur chrétien ce théâtre des grandeurs bibliques évanouies ; et, à vrai dire, lorsque, le 7 mars, vers les neuf heures du matin, nous nous dirigions vers le Moriah, c'était le passé plutôt que le présent qui stimulait nos pas. — Munis de la permission du pacha de Jérusalem, accompagnés d'un de ses Æuvus ou janissaires, nous nous engageons dans les sombres ruelles qui s'étendent de notre couvent Casa-Nova jusqu’à la basilique du Saint-Sépulere, Nous traversons le bazar Souk-el-Kattanine, à voûtes ogivales, ct apercevous bientôt, à l’est, l’imposante mosquée d’'Omar dont le gigantesque Croissant doré se détache vivement sur l’azur du ciel.
Il est superbe ce monument, le chef-d'œuvre de l'art arabe. C’e:t un édifice octogone régulier, de style bizantin, de 165 pieds de diamètre. On la dit avec beaucoup de vérité : # Peu d’édifices ont atteint À un si haut degré la légèreté, l'élégance, la richesse et la grandeur.” — On y arrive en traversant une esplanade, antique parvis des Gentils. Un escalier de six marches conduit à la plate-forme, parvis d'Israël, Au moment d'atteindre le parvis des Prêtres —toutes ces diverses cours étaient en plein air comme aujourd’hui — des gardiens tares accourent et passent des babouches pardessus nos souliers, La consigne est sévère, dura ler
sel ler. Pour pénétrer dans une mosquée, il faut où
qui Pas l'en
Hou:
dios saisi
il est les 5 prop color velou dues, les ra de sa] eftet.” Cet trique:
dispar est déc d'or, — Au ( Sakra) Abrah:
rait exerce sur re des grandeurs sque, le 7 mars, s dirigions vers le présent qui ission du pach:
le ses Avis ans les sombre:
rent Casa-Nova Nous traversons »s ogivales, ct nosquée d’Omar
‘tache vivement
d'œuvre de l'art rulier, de style On Pa dit avec nt atteint À un a richesse et la é une esplanade, de six marches Ï, Au moment tes ces diverses jourd’'hui — des babouches parévère, dura ler
quée, il faut où
quitter sa chaussure ou la couvrir de pantoufles
arabes,
Pas d'autre alternative ; done, vivent les babouches !
Du côté est, nous visitons la petite rotonde élevé l'endroit qu'occupait jadis l'autel de
AI e À S holocaustes, puis
nous franchissons le seuil du temple de l'Islam.
Si l’aspect extérieur de la mosquée d'Omar est gran-
diose, à l’intérieur, l'effet est plus beau encore, plus saisissant,
“ Un demi-jour mystérieux règne dans tout Pédific ilest produit par les vitraux arabes dont sont garnis
les 56 fenêtres Ogivales, Ce ne sont pas des verrières
proprement dites, mais des fragments de vitres uni-
colores juxtaposés qui lui donnent une lumibre douce,
, La . à veloutée, composée de couleurs harmonieusement fon-
dues, Un grillage extérieur en faïence ne laisse arrriver
les rayons du jour qu'à travers un tamis d'émeraudes,
de saphirs, de topazes, de r eftet.”
ubis du plus merveilleux
Cette mosquée est divisée en deux enceintes concen-
tiques ; les murailles, le pavé, les colonnes ot les piliers
disparaissent sous un revêtement de marbre ; la coupole est décorée d’arabesques et de textes du Coran en lettres
lor, — Somme toute, le coup d'œil est ravissant.
Au centre de l'édifice, sous la coupole, se trouve la
Sakrah, vénérable rocher de calcaire sur lequel
Abraham plaça le bois du sacrifice ; David, l'Arche les
Croisés, un autel, et enfin les musulmans vainqueurs, une tente d’un tissu précieux, le Æhémeh, dont nous parlerons tout à l'heure. |
Ici finit l’histoire.
Maintenant, prêtez, s’il vous plaît, l'oreille aux désopilantes légendes, que nous débite, dans un italien de cuisine, le concierge turc, Mustafa. — Seulement, ne souriez pas: lui, voyez-vous, il est très sérieux. Damc ! Allah le regarde et Mahomet l'écoute... Narrateur fidèle, je traduis substanticllement son récit: ce doit être du Coran tout pur :
—“Mes signori, sur cette pierre (la Sakral) Abraham allait tuer Isaac. Prenant donc son fusil (sic) et couchant son fils en joue, tl avait déjà le doigt sur la détente, prêt à faire feu, quand un ange — Ô maruveille ! — versa de l’eau sur la capsule. Le fusil rata !”
Et d’une
“Lorsque Mohammed monta un jour au ciel pour affaires importantes, il s’élança subito dans les airs, du sommet de ce rocher. Or, la noble Sakrah s’attacha si bien aux pieds du Prophète qu’elle le suivit presto jusqu'aux portes du paradis. Par bonheur pour nous, l’archange Gabriel vint en personne la remettre en place : vous la voyez devant vous Même regardez bien : ici se trouve encore l'empreinte de sa main !”
— C'est décisif, n'est-ce pas ?
fer,
med sign ( d'arg phèt
prem cent :
près € farce de la
le con:
la ma many blanc] Moha ete, ?”
Là dans 1:
rocher
nans vainqueurs, ëmeh, dont nous
‘oreille aux désoans un italien de — Seulement, ne sérieux. Dame !
ute... Narrateur on récit: ce doit
re (la Sakral) onc son fusil (sic) déjà le doigt sur ange — Ô mai
sule.., Le fusil
jour au ciel pour to dans les airs, Sakrah s’attacha > le suivit presto nheur pour nous, e la remettre on
Même regardez te de sa main !”
Et de deux.
—“ Approchez, mes signori; dans cette cage en
fer, voyez un morceau de marbre sur lequel Mohammed a laissé la marque de l’un de ses pieds; touchez, signori, touchez... Un peu plus loin, dans d'argent, admirez deux lon
phète !” — Ho! la, la!
cet étui gs poils de 1: barbe du pro-
Et de trois ; ne comptons plus, —“ Cette belle tente de soie rouge € le Khémeh qu’Allah donna à Ad
premier homme, après avoir
t verte, c’est am, lorsque le cherché sa femme durant cent ans, la trouva presque gelée sur une mon
tagne, près de la Mecque !” — Par
ole d'honneur, encore une farce comme celle-là et nous éclaterons de rire, en dépit de la consigne et de toutes les foudres de l'Islam.
—0à, mes signori, c’est lc bouclier de Hamsch, le compagnon du prophète ; plus loin, le drapeau d'Omar, la masse d'armes de David, ( manque.) la selle d'El-Borack — Ja célèbre jument blanche dont l'archange Gabriel av Mohammed (?) — t'étendard
ete, ?”
hélas ! l'épée de Goliath
ait fait cadeau à du prophète, sa lance,
Là-dessus, notre cicérone nous conduit gravement
dans la crypte de la Sakrah ; autres merveilles,
— “ Mettez la main, signori, sur cette partie du
rocher : c’est sa langue !
“Si, si; le jour où Omar
RE patins
découvrit, sous les décombres, cette pierre sacrée, il s’écria : Salam Alek! (Salut à toi!) Elle se hâta de répondre : Alek Salam !
Mustafa ne vit point notre malin sourire.
# Voilà, continue l’impertubable Ture, les mihrabs (lieux de prières) d'Abraham, de David, de Salomon, d'Elie et de Mohammed. Quant au prophète, il a laissé l'empreinte de son turban dans le rocher. Touchez, mes signori !....” — C'est vraiment touchant.
— “ Entendez-vous ce bruit sourd?” dit Mustafa en frappant le sol de son pied, “là-dessous est le Puits
des âmes ; Aeux fois la semaiïine, les musulmans défunts
s’y réunissent pour y adorer Allah. ?” — La ! la ! la !
Nous allions quitter la mosquée lorsque l’infatigable cicérone nous propose de visiter la Plaque de Jaspr. La Plaque de Jaspe ? — ITé oui ! Si vous étiez bon musulman, ami lecteur, vous sauriez que ce n’est pas une plaque ordinaire. Vous sauriez que le prophète a enfoncé de sa main, dans cette pierre, dix-neuf clous d’or pour rarquer la durée du monde. Pourriez-vous ignorer auss ‘à la fin de chaque siècle un de ces clous = un seul — disparaissait pour consolider le trône d'Allah, quand un beau jour le malin esprit en fit sauter d’un coup une quinzaine, afin de hâter la tin des temps? Consolez-vous cependant, et de votre
ignorance, et de cette rapine sacrilège ; soyez tran-
qu d’c vo du fac dro ces vot de | titic riste pièce «6 Si.
mio :
mais avon mieu Et tout.
Je
salan
pierre sacrée, il Elle se hâta de
urire, l'urc, les mihrabs id, de Salomon, >phète, il a laissé cher. Touchez, chant, ? dit Mustafa en ous est le Puits isulmans défunts —]a!la!la!
que l’infatigable Plaque de Jaspr.
| vous étiez bon que ce n’est pas que le prophète e, dix-neuf clous .. Pourriez-vous siècle un de ces * consolider le malin esprit en nm de hâter la tin nt, et de votre
+ sovez tranwe; soyez tra
quille : il reste encore tr d’être des Mathusale vous ni moi, À voir |
ois clous. Donc —
MS — vous n'êtes pa
À moins 8 CXposé, ni antéchrist ni le du globe. Ily a plus : s’il faut en croire le gardien facétieux de la Plaque, vous Pouvez être sûr d'aller droit au ciel en Jetant un bakchiche ( ces brillants clous d’or
bouleversement
pourboire) entre qui vous intriguent... Riez si vous le voulez — vous N'aAVez pas À craindre la colère … j'ai fait mon offrande, tition ! dites-vous. — Non,
de Mustafa — mais — Superssimple Passe-temps de touriste, — Prenant mon sérieux, je !
aisse tomber une pièce de dix centimes sur ]
a plaque retentissante “Signor, ce n’est Pas assez pour
mio: ce n’est peut-être P
7 a Pardon, amiep as assez pour un musulman mais pour nous, catholiques, ca suffit
amplement ; nous avons, voyez-vou
S, nOUS autres, quelque c
hose de bien mieux que cela Pour aller dr
oit au ciel!” Et, tournant sur les talons, je]
aisse mon interlocuteur tout ébahi.
Je vous laisse aussi, ami lecteur, avec
salamalec ! — A bientôt.
mon meilleur
- | des Morts, on fait une solenne
| Cérémonie. Six absoutes d’un Rite spéci chantées aux
LÉGENDE
La présente Légende ne parle que des Lieux qui | se trouvent en dehors de l'enceinte actuelle des | murailles de la Ville Sainte. |
Sortant de la Porte de Sion, À le Sud, on arrive à l
environ 40 pas vers |
endroit où une foule de Juits, |
pleins de rage, arrêtèrent /e Cort'ge funèbre de la |
Très Sainte Vierge. |
De ce Lieu, encore À 40 on 50
arrive à l’église Arménienne b
de la maison de Caiphe.
on vénère :
La Prison de Notre-Seigneur.—On nomme ainsi le
Lieu où Notre divin Maître passa le reste de 1 du Jeudi au Vendredi Saint ;
La Pierre de lAnge. -C’est la l’ierre qui fermait l’entrée du T.S, Sépulcre et que Ange renver la Résurrection du Sauveur, Elle sert de table à l'autel, au fond de l’abside. Sa forme est demi- | | circulaire. De là, on se rend sur le
| Plateau du Mont Sion.— Ce plate | dhui de cimetière aux Chrétiens.
des Pères de Terre-Sainte, qui est en celui de la Paroisse Latine,
pas, à l'Ouest, on âtie sur l'emplacement Dans cette petite église,
a nuit |
QE \ S4 à |
au sert aujour- Au cimetière
même temps chaque année, au jour Île et très émouvante |
al sont six endroits différents qui partagent le |
cimetière !
|ment de la Maison du T. 8, Cénacle,
Sur ce inême plateau, on visite encore l'Emnplace-
de la Sainte Vierge, assez proche
| Vue prise de l’extérieur.
dont Notre Gravure donne ici une
créas RD Parure papa de orne
ponte pes ne ne net IsRise eut
EL-AKSA.
LA