‹ Rome et Jérusalem [microforme]Chapitre 96 sur 101 · VINGT-NEUVIÈME LETTRE · texte numérisé non relu

VINGT-NEUVIÈME LETTRE

Adieux à Rome — Loretle — Assise — Florence — Milun et Turin,

MoxTrELLIER, le 28 avril 1898.

&YSENDANT les quelques jours passés À AS Rome, À mon retour de Terre-Sainte,

k J'obtins l’insigne faveur d’une dernière “0 audience papale. C'était le 18 avril. Ce l ét Jjour-4, Sa Sainteté recevait les nombreux à délégués des Œuvres de Saint-Vincent de Paul À chacun de nous, Lion XIIT daigna adresser une bonne parole et donner sa bénédiction, Le Souverain

Pontife — à notre grande surprise — paraît Jouir d’une

excellente santé, en dépit des longues et innombrables

audiences qu’il prodigue depuis trois mois.

Oh ! que le ciel nous conserve encore longtemps ee I $

Pontife magnanime qui dirige si habilement la barque

avr

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de Pierre ! Puisse-til voir bientôt le triomphe de l'Eglise !

Mais “ nous n’avons pas ici de demeure permanente.” Quoi qu’il en coûte, il nous faut dire adieu à la Ville Eternelle. Laissons la parole au plus grand orateur des temps modernes :

“ O Rome, je t'ai vue. J'ai visité avec un amour infini les reliques toujours jeunes de tes saints et les reliques admirables aussi de toutes tes grandeurs, Au pied solitaire de ton Vatican, je n’ai plus entendu les clameurs de tes ennemis que comme une pâle résurrection de ces voix d'esclaves qui, de lustre en lustre, redisaient à ton Capitole que ses triomphateurs étaient mortels. Mais tu as hérité de leur gloire et non de leur

aducité. Après tant de siècles, je t'ai trouvée debout, toujours vicrge, toujours mère, toujours maîtresse, éternel outrage de l’erreur et de l'i Impuissance humaine, Assise au milieu des orages de l'Europe, il n’y avait en toi aucun doute de toi- -même, aucune lassitude ; ton regard, tourné vers les quatre faces du monde, suivait avec une lucidité sublime les dév eloppements des affaires humaines dans leur liaison avec les affaires divines. Seulement la tempête qui te laissait calme, parce que l’Esprit ‘de Dieu soufHait en toi, te donnait aux yeux du simple fidèle, moins accoutumé aux variations des siècles, quelque chose qui rendait son admiration compatissante, La croix brillait sur ton front

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LÉGENDE

| : On sait que la maison habitée par la Sainte-Famille, à { Nazareth, fut transportée, plus tard, par le ministère des | Anges, en Dalmatie, d'abord ; et ensuite à Lorette, en Italie,

| (1291-1294, L'Eglise Célèbre tous les ans ln Fête de cette: Translation le 10 décembre.

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