‹ Rome et la JudéeChapitre 34 sur 64 · P1U8B DE LA V.LLE · texte numérisé non relu

P1U8B DE LA V.LLE

CmOQ aulcm vitli-iitis (iicuiiiil;)!! ab exercitu Jttrasaletn, lune scilole quia appiapinquavil tlosoUtio ejus....

Qvia dîM ultionis hi mat, m implatiitiir <»• nia qtm scripta sunt.

Va antem pnegnaniibus et nutneniibus iu iUjfdiebus.

Luc., XII, fO, 22, SS.

Or, quand voua Terrez les armées cniounor Jérusalem, sachez que sadé.^olalion e^l prodie...

Parce que ce sont ici tes jours de ven{,'cance, pour aeemnplirtoat oa qui a été écrit.

Malheur aux femmes groMca «t i celles qui nottifiai«Dt en cea joort-là.

liossiEr.

A ce moment-là, une certaine sécurité relative régnait ilans Jérusalem. La longue inaction des forcps romaines, le péril même du dedans, avait fait oublier le péril du dehors. Le temps de Pâques approchait, et les apprêts de la fête amenaient cnli c Jiiîfs une sorte de trôve. Les pèlerins arrivaient assez librement, moins nombreux que dans les années de paix, nombreux pourtant; lorsqu'eut lieu le coup de filet annoncé par les prophètes : Titus se mit en marche de Gésaréepour Jérusalem^

Son armée pouvait monter à cinquante ou soixante mille

. * 4os., IV, 42 (il, 5); V, 6 (i, 6); Tac, HUt., v, 1.

hommes sans les esclaves. 11 avait sous ses ordres les trois légions (5*, UF et 15*") qui avaient fait sous Vespasien la guerre de Galilée, diminuées dans l'intérêt de la guerre civile, mais recrutées par des renforts venus d*Êgypte. H s'y ajoutait la 12% celle qui avait été vaincue sous Cestius, ardente à réparer sa défaite; les troupes des trois rois vassaux; vingt cohortes des villes syriennes ; des nuées de cavaliers arabes, ennemis habituels du peuple juif. Des volontaires romains, courtisans du nouvel empire, se pressaient autour de Titus, empressés d'assister la dynastie Flavia dans sa première guerre et dans sa prochaine victoire ^ Ce fut à Gabaath-Saûl, à trente stades (une lieue et demie) de Jérusalem que Titus, venant de Césàrée, rencontra la 5' légion qui, après avoir ravagé ridumée, arrivait d'Emmaûs, et la iO*, qui avait occiipt' la Pérée et arrivait de Jéricho. Le rendez -vous avait pu être doimé presque aux portes de Jérusalem , tant cette ville était déjà serrée de près* I

Bientôt, des hauteurs de Scopos, qui fut le premier campement du siège, la ville sainte conuueiiça à leur apparaître (il xanthicus, 9 avril). Le pays qui entourait Jérusalem ne présentait pas alors cet aspect de désolation et de nudité qui attriste aujourd'hui l'âme des voyageurs et leur a inspiré de si belles et de si mélancoliques paroles. Cinq siédes consécutif d'habitation et de culture avaient vaincu Fâpreté du sol ; l'olivier, le figuier, la vigne croissaient partout. Les eaux, habilement ménagées, fécondaient cette terre naturellement

* Multi quos ex urbe aut Italia sua quemque spes accÎTerat occupancli priiicipem adhuc vacuuin. Tar., v, 1 .

* Les lieutenants de Titus étaient Tibère Alexiindre, préfet a'£gyple; S. Pétiiius Ceréalis (parent de celui qui faisait la guerre en Germanie), [ t ur la 5* légion; Titus (Calpurnius Piso?) Frugi, jwur la i5«; Larcins Lepidus, pour la 10 ; Liteniitis Fronto, coininaïklanl mililaiie en Égypte. — Voir Jo8., V, t)(l, 6); vi,24(4,3).

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