‹ Rome et la République françaiseChapitre 12 sur 30 · PROTECTION ACCORDEE AU SAINT-SIEGE · texte numérisé non relu

PROTECTION ACCORDEE AU SAINT-SIEGE

Cette franche et simple attitude avait donne an gouvernement francais un credit qu il a ete heureux de mettre au service du Saint-Siege toutes Ics fois qu il Fa cm possible , en agissant du reste dans les limites que j ai plusieurs fois indiquees. Ainsi le Pape avait ete vivement froisse par deux dispositions de la loi dite des garanties : 1 une declarable musee du Vatican propriete de 1 Etat; IWtreconfond ait la garde noble duSaint-Pereavec sa domesticite. La premiere portait atteinte a un droit seculaire, dont les papes ont toujours ete a bondroit jaloux, en meme temps elle confinait le Saint-Pere dans ses appartements ; car pour descendre au jardin, il devait traverser le musee, ce qu il ne voulait plus faire des qu en y posant le pied il se croyait sur un domaine du gouverne ment subalpin. La scconde lui paraissait humiliante et inacceptable. Le 12 avril, j ecrivais a M. le marquis de Mosbourg, a Vienne :

Je vous prie de remercier M. de Beust des explications qu il vous a donnees sur la question

" de Rome. J attache un tres-grand prix a notre " accord sur ce sujet. Nous avons Ics uns et les autres un grand interet a eviter tout froissement violent. Nous servirons la cause de 1 Italie, du " Saint-Pere et des catholiqucs en maintenant le statu quo avec d efficaces guaranties pour la personne et 1 autorite spirituelle du Souverain Pontife. Priez M. de Beust de s unir a moi pour > demander qu au Senat on fasse disparaitre la disposition de loi qui enleve les musees du Vatican an Pape et assimile la garde noble a la domesticite. J ai insiste avec force aupres de M. Nigra, qui m a promis qu il serait fait droit a cette reclamation.

La promesse donnee fut effectivement tenue ; le Senat effaca ces deux articles, et le Saint-Pere nous temoigna une vive satisfaction du leger ser vice que nous avions eu la bonne fortune de lui rendre.

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