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Ainsi, le dernier mot do cctte negociation douloureuse prononee par le representant du Saint- Siege lui-meme, c etait 1 etroite solidarite dc la cause franeaise et de la cause pontificale. C etait la chute inevitable de la papaute dans le cas oii la France serait battue. Tons Fadmettaient ainsi, et cette consideration reduit a sa juste valcur la garantie que M. le due de Gramont avait obtcnue de Tltalie acceptant, dans les termes de la con vention du 15 septembre, la defense des Ktats pontificaux. Cette garantie donnee par le cabinet, de Florence par les declarations les plus explicites etait virtuellement subordonnee a 1 eventualite d evenements que mil. ne pouvait prevoir. [^e 29 aout 1870, le ministre des affaires etrangeres italien ecrivait le memorandum par lequel il essayait de demontrer la necessite de 1 occupation immediate de Rome par les troupes royalcs, qui auraient laisse au Saint-Pere la cite Leonine. Quelques jours apres tout etait change. La capi tulation de Sedan, la captivite de 1 Empereur, la decheance du gouvernement imperial preparee par le Corps legislatif , acclamee le 4 septembre par la population de Paris et le lendemain par la France tout entiere, etaient autant de coups d<> foudre qui, en jonchant le sol de mines, creaient pour les homines d Ktat des embarras et des ne-
ET LA REPUBLIQUE FRANCAISE. ;M>
cessites auxquels il ne leur etait pas possible de se soustraire. La France avait retire ses soldats, la France ctait vaincue, Rome livree a elle-meme n etait plus qu une epave que le gouvernement royal et le parti revolutionnaire allaient se disputer. Dans cette tempete le pouvoir temporal avait disparu, et derriere les venerahles murailles du Vatican il n y avait plus qu un vieillard, mi pontife agenouille devant Dieu , desormais son seul soutien, son seul principe de grandeur.