‹ Rome et MoscouChapitre 18 sur 51 · I. Ibidem, p. 95 et suiv · texte numérisé non relu

I. Ibidem, p. 95 et suiv

ses dépens que se font les premières démarches. Mais, si bas que fût son point de départ, Tidée de Schlitte n'en devait pas moins parvenir jusqu^aux plus hautes régions et, dans un moment donné, préoccuper les plus grands personnages de l'Europe A Rome, on n'avait pas d^opinion arrêtée sur Steinberg et, du temps de Pie V, on était encore à se demander s'il avait été, oui ou non, dûment autorisé à traiter la grande affaire de la réunion des églises '; ainsi s^expliquent le bon accueil qu'on lui fait et les précautions dont on s'entoure. Quant à Sigismond-Auguste, il n'a pas l'ombre d'un doute sur la réalité des négociations de Steinberg; c'est son intime conviction qu'Ivan veut obtenir du pape la couronne royale par des promesses trompeuses de soumission et d'alliance; et, pour conjurer le danger, les mesures les plus efficaces lui semblent nécessaires; c'est ainsi qu'il en vient à mettre en parfaite évidence son système poli-

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