I. l'ourguéniev, Hist. Russ. mon,^ l, p. 199, n' CXLV
heureusement la réponse de Borromeo qui devrait contenir de précieuses révélations, ne nous est pas parvenue. Trois mois après, le 5 avril, le nonce revient sur le même sujet pour confirmer les renseignements déjà donnés. C'est à Tarchevêque que le roi fait là-dessus ses confidences, Commendone se sert du même intermédiaire pour insister sur les sentiments sincères du pape et, après en avoir rendu compte dans sa dépêche, il ajoute :
« Quant à moi, je ne vois pas grand mal à c( ce que le roi se persuade que le Siège a apostolique pourrait un jour entrer en né- « gociation avec Moscou et peut-être cette a affaire ne serait-elle pas à négliger com- « plètement^» Le nonce avait de bonnes raisons pour tenir ce langage : l'affaire du divorce royal était à l'ordre du jour ; les plus dangereux sectaires se multipliaient impunément; pour amener le roi à prendre des mesures efficaces, un point d'appui en dehors de la Pologne n'était pas inopportun.