I. Voir l'appendice, n« vi
ROME ET MOSCOU * 8l
près d'Ivan pour un symbole catholique.
Cependant les préoccupations religieuses et littéraires n^absorbaient pas tellement le nonce, qu^il n'eût des loisirs pour les soins matériels : les voitures de voyage, les litières et autres choses de ce genre n'étaient pas oubliées ^
Ces frais de préparatifs manifestaient au grand jour la promptitude du serviteur à obéir à son maître; le diplomate n'en était pas moins empressé de renseigner dûment sa cour. Le second rôle était de loin plus facile à remplir que le premier, grâce surtout aux circonstances qui ont admirablement servi le nonce. Pendant qu'il était en quête de renseignements sur Ivan, un soldat d'origine poméranienne, nommé Albert Schlichting, prisonnier à Moscou depuis sept ans, trouva le moyen de s'échapper et s'en vint en Pologne, où ses premiers moments de liberté furent consacrés à fixer ses souvenirs sur le papier. Attaché au service d'un mé-