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CHAPITRE DEUXIÈME

Adrien VI pape vertueux , empoisonne'. — Clément VII. — Rome pillée par les lansquenets. — Schisme' d'Angleterre sous Henri FUI. — Christiern II et l'archevêque d'Upsal. — Paul III, sa vie criminelle. — Réforme partielle en Angleterre. — Jules III . Marcel II, bon pape, empoisonné. — PaulIV .

— Les Impériaux sous les murs de Rome. — État du culte en Angleterre ; réforme universelle sous Edouard; réaction sous Marie ; retour définitif à la religion réformée sous Elisabeth. — Mémoire de Paul IV exécrée par les Romains. — Le Saint-Office réduit en cendres à Rome.

[i5ai.] Un précepteur de Charles - Quint , l'inquisiteur-général d'Espagne , # Adrien VI , succéda à Léon X. L'histoire le représente comme un prélat sensé et d'une candeur excès-

flOME ET SES PAPES.

sive. Moins insensible au bien commun que son prédécesseur , il tenta d'étouffer par la douceur la voix terrible de Martin Luther. « Dieu , s'écriait-il , a suscité les souffrances de l'Eglise pour punir l'iniquité de ses ministres. Oui , les abominations du saint-siége sont patentes. La , • tête étant malade , le mal a gagné les membres ; du souverain pontife la contagion s'est étendue sur le clergé de la communion. » Ainsi écrivait le vertueux Adrien à la diète allemande qui citait Luther à sa barre : le poison récompensa sa vertu. Ses contemporains de Rome le tuèrent parce qu'il voulait purifier la tiare de ce qui la dégradait , en la rendant forte. La postérité romaine l'a traité déniais et d'imprudent, parce qu'il eut la bonne foi d'un chrétien. — Clément VII , bâtard de Julien Médicis , prit sa place. C'est le neveu de Léon X [i523] K

1 Sous ce pape vivait le terrible et satirique Arétin, dit le fléau des princes , à qui l'Italie décerna le titre tant prodigué de divin» Il était contemporain de Jules Romain , de Berni, Albicante , etc. Jean de Médicis , François I" % Charles-Quint , Soliman et le corsaire Barberousse lui-même , lui firent des présents, tant ils redoutaient le fiel et la malice de sa plume. C'est lui qui au lit de la mort disait : Guardate mi da topi orche son unto : « préservez-moi des rats maintenant

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