‹ Rome et ses papesChapitre 185 sur 197 · LIVRE II, CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE VII

1682 frit supprimé. Il prétendit de plus qu'aucun ordre monastique n'avait pu être aboli sans l'assentiment du saint-siége ; attaqua la validité du mariage civil , soutint qu'un légat n'avait pas besoin de l'agrément du gouvernement pour exercer son autorité en France, et voulut enfreindre le concordat de 1802 en nommant aux évêchés, quand il n'avait que le droit de conférer l'institution. Ses paroles furent vaines.

Pie VII, qui a sacré Napoléon pendant l'existance des héritiers du malheureux Louis XVI , s'obstine à ne point sacrer Joseph Bonaparte , roi de Naplés, parce que le roi Ferdinand vit encore. S'il consent à le couronner , il veut , comme au temps passé , que le nouveau sou* verain se fasse son vassal. A la fin , le chef des Français s'irrite, 11 convoite Rome , et ses troupes l'envahissent pendant qu'un monitoire du Vatican vient menacer sa personne. « Vous nous forcerez , dit le saint-père , à faire dans l'humilité de notre cœur usage de qette force que Dieu tout-puissant a mise dans nos mains. »

« La dignité jsouveraine consacrée par Dieu « même, répond le prince, est ^au-dessus de « toute atteinte.... ! Vous protégez les An- « glais... La donation de Charlemagne, notre

« illustre prédécesseur , a eu lieu au profit « de la chrétienté' , et non à celui de ses en- « nemis. >» La Romagne est séparée de la chambre apostolique et annexée a l'empire français. Enfin paraît le décret de dépossession ( 1809) :

« Considérant que lorsque Charlemagne fit don aux évêques de Rome de diverses contrées , il les lui céda à titre de fiefs pour assurer le repos de ses sujets; • .

« Considérant que depuis ce temps l'union des deux pouvoirs spirituel et temporel ayant été , comme elle est aujourd'hui , la source de continuelles discordes ; que les souverains pontifes ne se sont que trop souvent servi de leur influence dans l'un pour soutenir leurs prétentions dans l'autre ; et que , par cette raison , les affaires spirituelles , qui de leur nature sont immuables , se trouvent confondues avec les temporelles qui changent suivant les circonstances et la politique des temps ;

u Considérant enfin que tout ce que nous avons proposé pour concilier la sûreté de nos armées , la tranquillité et le bien-être de nos peuples , la dignité de notre empire , avec les prétentions des souverains pontifes ayant été proposé en vain , etc. , etc ; - Les États du pape sont réunis à la France.

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